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Mercredi 15 août 2007

... Alors, on peut réagir tout aussi bien que des buffles d'Afrique !


Par simple curiosité, je suis allé voir la vidéo dont on dit qu’elle est la plus vue du web avec près de 11 millions de visualisations.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai été surpris de ce que cette vidéo animalière racontait et pas seulement sur les protagonistes de l’aventure.

La morale de l’histoire est réjouissante : si le troupeau décide de dire non à l’ordre naturel et d’unir ses efforts, les prédateurs sont fichus.

Étrange message à l’heure où l’on tente de nous inculquer la soumission à une organisation socio-économique de la vie humaine qui broie le plus grand nombre pour le profit d’une toute petite caste en assénant qu’il s’agit là d’un horizon indépassable. Ce qui n’est finalement vrai que tant que le troupeau courbe l’échine et se soumet !

Amitiés, Alain


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Battle at Kruger

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Mercredi 15 août 2007


On a vu apparaître, lors de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, le thème du «refus de la repentance». Cette notion utilisée aussi sous la plume de quelques auteurs d’essais historiques polémiques, sans dire qui seraient précisément les «repentants» ni citer leurs écrits, renvoie principalement à la question de l’histoire coloniale, mais aussi à d’autres épisodes du passé, en particulier la période de Vichy et celle de l’Ancien Régime.
Etait visé d’abord le tournant qui s’est produit depuis le milieu des années 70 dans l’historiographie de la France sous l’Occupation depuis la France de Vichy de Robert Paxton et qui a abouti, vingt ans plus tard, à la déclaration du président Chirac de juillet 1995 sur les complicités de l’Etat français avec l’occupant. Nicolas Sarkozy l’a suggéré quand il s’est référé à cette période, dans sa manière de passer sous silence dans ses discours toute complicité de Français avec l’occupant : quand il a évoqué Guy Môquet sans aucune allusion au fait que ce sont des policiers français qui l’ont arrêté en octobre 1940 et des autorités tout aussi françaises qui l’ont livré comme otage à Châteaubriant au peloton d’exécution des nazis ; quand il a évoqué le sort de Léon Blum et de Georges Mandel en ne nommant que la Gestapo, sans parler des responsabilités de la milice et de Vichy.
Plus explicites encore ont été certains de ses soutiens. Tel Max Gallo, qui a été plus clair dans la critique du discours de Chirac en lui reprochant l’emploi des mots la «France a accompli l’irréparable» dans la phrase où il reconnaissait que des Français avaient, hélas, prêté main-forte aux déportations de Juifs depuis notre pays ; reproche injuste à un discours historique si on prête attention à la phrase suivante où Chirac rendait hommage à une autre France, celle de la Résistance. Ou telle Simone Veil, qui, au moment de l’hommage aux «justes» au Panthéon de janvier 2007, a revendiqué le fait de s’être toujours opposée à la diffusion du film le Chagrin et la Pitié à la télévision, présentant comme deux actes contradictoires le fait de rendre un tel hommage et celui de dire que des Français sous l’Occupation avaient sombré dans le déshonneur.
Etrange vision de ce passé que de penser qu’il n’y aurait que deux manières de le décrire : soit tout en noir, soit tout en blanc. Les historiens qui n’ont de cesse d’en analyser la complexité ne peuvent y souscrire, du moins ceux qui s’efforcent de se préserver des instrumentalisations politiques de l’histoire. Le choix du président de la République de ne faire aucune déclaration officielle lors de l’anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv qui a suivi son élection et d’en charger son Premier ministre - qui a, certes, rendu hommage au Chirac de 1995, mais aussi réduit l’antisémitisme de Vichy à sa soumission aux nazis -, ne constitue pas vraiment un démenti. D’autant que l’on voit Brice Hortefeux déplorer ( Libération du 27 juillet) que la «mémoire des morts pour la France passe aujourd’hui après la promotion de ceux qu’on présente comme morts à cause d’elle».
Un tel positionnement était d’évidence dicté par un objectif bien actuel, non-historien mais politique : celui de revenir sur la cassure profonde de la droite française entre pétainisme et gaullisme qui s’est produite alors et de chercher à dépasser les blessures qu’elle a laissées jusqu’à aujourd’hui. Pour faire l’union de ce que René Rémond appelait les «trois droites» et dont il discernait la permanence : la droite bonapartiste, la droite orléaniste et la droite légitimiste, dont les antagonismes ont été entretenus par les épisodes de Vichy et de la guerre d’Algérie.
C’est pourquoi le discours sur la «repentance» s’est aussi appliqué à ce moment plus ancien de notre histoire qu’est l’Ancien Régime. La droite la plus conservatrice avait naguère coutume d’exalter l’œuvre des «quarante rois qui ont fait la France» et de réduire la Révolution française à la guillotine et à la Terreur. Longtemps incarné par l’Action française, ce courant s’est maintenu dans le villiérisme et une partie du Front national. Mais, dès lors qu’il devient de plus en plus difficile de glorifier la monarchie absolue, il a fallu trouver un biais : accuser ceux qui font de la Révolution française un moment fondateur de notre modernité de nier une partie de l’histoire de France. Celle-ci est présentée comme une totalité insécable, ce qui permet d’assimiler implicitement les valeurs de l’Ancien Régime à celles qui ont fondé la République.
Ainsi, dans le discours de Nicolas Sarkozy à Poitiers, le 26 janvier : la «gauche qui proclame que l’Ancien Régime ce n’est pas la France, que les croisades ce n’est pas la France, que la chrétienté ce n’est pas la France, que la droite ce n’est pas la France, cette gauche-là je l’ai accusée, je l’accuse de nouveau de communautarisme historique». Personne n’est cité, car on chercherait en vain un illuminé pour lequel la France n’aurait commencé à exister qu’en 1789, ou pour qui le Moyen Age ne ferait pas partie de notre histoire. Difficile, par exemple, d’attribuer une telle ineptie au brillant biographe de Saint Louis Jacques Le Goff, qui, en l’occurrence, a personnellement argumenté pour soutenir Ségolène Royal. Mais qu’importe, la référence aux croisades et à la chrétienté permet un discret rappel du discours clérical d’antan dénonçant les républicains athées et leur «école sans Dieu» et prônant l’alliance du trône et de l’autel. On invente un ennemi imaginaire pour faire passer un message politique utilitaire pour le présent.
Surtout, le thème vise à refuser un quelconque regard critique sur la colonisation. Pour rallier la fraction de l’électorat la plus nostalgique de l’Empire, souvent proche de l’extrême droite, le futur président de la République a laissé poindre une relance de l’éloge de la «colonisation positive» que voulait imposer, avec les résultats que l’on sait, l’article 4 de la loi du 23 février 2005. A la question du passé colonial sont ainsi sans cesse associées celles de l’immigration et de la «haine de soi». La nation devient un bloc insécable à défendre globalement au lieu d’être une nation dotée d’une histoire, où certains ont joué un rôle dont on peut être légitimement fier, et où, comme dans toute autre nation, d’autres ont pu apparaître plus discutables. Mais le seul fait d’évoquer cette réalité devient la volonté de dénigrer la France elle-même, posée comme un tout indivisible.
C’est lors des discours prononcés dans le sud de la France, à Toulon et surtout à Nice, que le candidat président a été le plus loin dans le thème de la réhabilitation diffuse de la colonisation, associé aux propos les plus durs sur l’immigration. A Toulon, le 7 février, après être revenu sur ceux qui «répudient l’histoire de France» et «dénigrent la nation», il a développé une réhabilitation de la colonisation d’autant plus subtile que simultanément démentie, puisqu’elle «ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation». Certes, courage et bonnes intentions animaient incontestablement de nombreux colons. On avait forgé à l’époque soviétique le concept de culpabilité collective qui permettait de stigmatiser et de punir des peuples coupables en les associant à des idéologies ; il s’agit cette fois d’un concept de «générosité collective». Il permet de qualifier avec indulgence un processus historique, la colonisation, sur lequel les historiens n’ont pas à porter de jugement moral. C’est l’examen des faits qui les conduit à constater (et à expliquer) une contradiction certaine avec les principes de liberté, d’égalité et du droit des peuples à l’indépendance auxquels l’Europe du XIXe siècle eut pourtant tendance à adhérer par ailleurs. Nicolas Sarkozy a même annoncé, le 31 mars, une décision qui consacre le refus de la repentance : la «création rapide d’une Fondation pour la mémoire sur la guerre d’Algérie», dans laquelle les associations de rapatriés auraient «toute leur place». Ce qui reviendrait à mettre en œuvre une mesure qui faisait partie de la loi du 23 février 2005 (article 3), que le président Chirac avait eu la sagesse de «geler», qui créerait une fondation échappant aux historiens pour être placée sous l’influence de lobbies mémoriels «algérianistes». Or, une fondation vouée à «l’œuvre positive» de la colonisation et à «l’antirepentance» n’a rien à voir avec l’histoire. Pas davantage qu’un Mémorial de l’Algérie française tel que celui annoncé à Perpignan. Le rôle des historiens n’est ni de prôner une quelconque repentance ni d’emboucher les trompettes de l’antirepentance en faisant écho à la vision du passé de certains témoins. C’est de prendre en compte toutes les mémoires et les mettre à l’épreuve de la recherche pour travailler patiemment à l’écriture d’une histoire, qui est, par nature, transnationale.
A l’opposé du travail historique, le discours de l’antirepentance entretient les guerres de mémoires. Il répond à des objectifs politiques, non seulement pour faire l’union des droites mais aussi pour gêner une gauche française qui, depuis sa coupure lors de la guerre d’Algérie, n’a jamais vraiment clarifié son discours sur la question coloniale. Exposé de manière beaucoup plus subtile, il s’apparente au discours contre «l’anti-France» tel qu’il a pu prendre pour cible, durant la guerre d’Algérie, les adversaires de la torture pratiquée par l’armée française et les partisans de l’indépendance algérienne ; ou encore au discours actuel des nationalistes turcs qui accusent les partisans de la reconnaissance du génocide arménien de tenir un discours «antinational».
En définitive, les «repentants» sont, pour l’essentiel, une nébuleuse fantasmée, et l’antirepentance a pour objectif, en matière d’histoire coloniale d’entraver l’évolution de l’historiographie scientifique sur cette page de notre passé. Le mot repentance fait écran. La seule demande réelle exprimée fortement dans notre société ces dernières années, en particulier depuis l’affaire Aussaresses et les réactions à l’article de la loi du 23 février 2005 n’est pas la repentance, mais bien la reconnaissance. C’est affaire non de morale, mais de savoir. Telle est la condition d’un véritable apaisement, aussi bien pour la société française, qui ne cesse de se diversifier, que, comme l’ont montré les réactions critiques de la presse africaine aux propos tenus le 26 juillet à Dakar par Nicolas Sarkozy, pour les relations futures entre la France et les pays qui ont été autrefois ses colonies.
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Mercredi 15 août 2007

"On nous parle de politique de l'immigration, de repentance, de guy Môcquet, d'Oradour sur Glane ... On mélange tout, c'est de l'information dirigée et qui conduit à quoi ?
A la pensée unique, où on ne pense pas : on pense pour nous !
Tout devient unique ...Où est la démocratie ?


Alain




Le sort du jeune Ivan, depuis jeudi dans le coma à l’hôpital, jette une lumière crue sur la politique d’expulsions relancée pendant l’été.
Par K.L.
 
«Tout le quartier est en émoi, la frayeur s’installe», résume Sylvette Chevalier, soutien de plusieurs familles sans papiers du quartier des Pigeonniers à Amiens. Vendredi, 200 personnes ont marché, silencieusement, vers l’hôpital de la ville où Ivan, 12 ans, a été admis après sa chute du quatrième étage lors de l’intervention de la police chez ses parents. L’enfant, qui a voulu suivre son père sans papiers qui s’échappait par les balcons, est toujours plongé dans le coma. Son état reste critique. Il souffre d’un traumatisme crânien grave et de multiples lésions cérébrales. «On n’a pas compris pourquoi la famille n’avait pas été régularisée l’année dernière, explique Sylvette Chevalier. Natalia est tchétchène et Andreï est ukrainien, mais la préfecture les considère tous les deux comme des Russes. Ils ont quitté Grozny, en 1995, après l’enlèvement de la grand-mère d’Ivan. En 2005, six mois après leur arrivée en France, ils ont fait une demande d’asile politique qui a été refusée.»
 
 
«Sans réponse».  La famille avait engagé un recours gracieux après le refus de régularisation. Recours qui n’est pas suspensif. «Nous avons fait un courrier il y a un mois, mais il est resté sans réponse», déplore Sylvette. Le tribunal administratif devait examiner leur dossier en septembre. La mère d’Ivan, Natalia, a décrit, hier, les circonstances de l’intervention policière, à 7 h 45, jeudi : «On dormait quand on a entendu les coups à la porte.» Les policiers «défonçaient presque» la porte. C’est le bruit de la perceuse d’un serrurier qui a provoqué la panique. Natalia a voulu prévenir ses amis par téléphone, sans y arriver. Andreï est passé d’un balcon à l’autre, cherchant une porte ouverte. Et Ivan a voulu le suivre. «Lundi, Natalia était allée au commissariat avec Ivan, explique Sylvette Chevalier. On lui avait dit de revenir avec son mari. Les policiers ne lui ont donné aucune explication, mais elle avait deviné qu’il y avait un risque à revenir.»
Radicalisation.  De nombreuses associations ont mis en cause, vendredi, la radicalisation des directives gouvernementales vis-à-vis des sans-papiers. «Nous savions tous qu’une telle politique de traque systématique ne pouvait qu’entraîner des drames, a commenté France Terre d’asile. Celui d’Amiens n’est, hélas, pas le premier.» Le Réseau éducation sans frontières (RESF), qui a souligné cette semaine l’accélération des arrestations de parents d’élèves, lance samedi un appel dans Libération contre «la chasse aux étrangers».
«Nous demandons à la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qu’elle donne des consignes pour que soient proscrites les arrestations à domicile, souligne Laurent Giovannoni, pour la Cimade. Rien ne justifie ce genre de pratiques avec des gens qui sont connus, qui ont effectué des démarches en préfecture et contre lesquels il n’y a pas lieu d’employer de tels moyens.» Après les incidents de la maternelle de la rue Rampal, en mars à Paris, consigne avait déjà été donnée de ne plus procéder à des interpellations aux abords des écoles.
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Mercredi 15 août 2007



Président de l’ONG PlaNet Finance, Jacques Attali a écrit en 2006 Une brève histoire de l’avenir (Fayard). Il y soulignait, ainsi que sur son blog (1), les menaces liées aux déséquilibres du capitalisme globalisé. Il analyse ici la crise qui secoue les marchés financiers en raison de l’effondrement du marché immobilier américain.
Vous vous alarmez des déséquilibres croissants du système financier international. En quoi la secousse de ces derniers jours sur les marchés confirme-t-elle vos craintes ? 
Cette crise révèle au grand jour une situation que quantité d’observateurs considèrent depuis longtemps intenable. Le point fondamental, c’est que les Etats-Unis, la première hyperpuissance économique de la planète, n’épargnent plus depuis longtemps et s’en remettent entièrement à l’emprunt pour financer leurs investissements publics et privés. Cette financiarisation a des effets très néfastes, comme d’accélérer la désindustrialisation du pays. Les activités traditionnelles ont cédé le pas à la finance, tout simplement parce que les industries n’offrent plus une rentabilité suffisante à un système financier proliférant, excessif et sans contrôle. Résultat, l’économie américaine est poussée vers des investissements toujours plus spéculatifs et risqués, comme avec l’immobilier. Ce à quoi l’on vient d’assister est un soubresaut - et certainement pas l’effondrement final - de cette économie-casino.
Pourquoi cette «économie-casino» est devenue à ce point boulimique dans ses exigences de rentabilité ? 
Cela s’explique par le vieillissement de la population américaine. Les fonds de pension doivent financer des retraites de plus en plus coûteuses et recherchent en conséquence des rentabilités de plus en plus fortes pour leurs placements. Pour y parvenir, l’Amérique ne peut plus compter que sur une valorisation de plus en plus fictive de ses actifs immobiliers et bousiers, largement déconnectée de l’économie réelle. Que ces marchés viennent à se retourner comme actuellement dans l’immobilier et c’est tout le système qui menace de s’effondrer.
En même temps, chacun essaie de se prémunir des risques en les «sous-traitant» à d’autres. Cela crée une sorte de contagion infernale du système, indémêlable… 
Pour limiter les risques, chacun essaie de se couvrir. Les banques se débarrassent à toute vitesse de leurs prêts en les revendant à des acteurs moins regardants. A tel point qu’on ne sait plus qui possède quoi et qui doit de l’argent à qui ! Les banques, les fonds en tous genres, les entreprises, plus personne ne sait à qui ils doivent de l’argent ou auprès de qui exiger une créance. C’est le chaos le plus total et logiquement, plus personne ne contrôle rien. L’urgence serait d’imposer une transparence immédiate et permanente sur les propriétaires de chaque créance. Le système tient encore et encaisse les chocs parce que les ressources financières sont colossales à l’échelle de la planète, dans une période de croissance sans précédent.
Vous restez optimiste. 
Notre chance, c’est que l’on vit la conjonction de deux facteurs forts. Une époque de très fort progrès technique d’une part, permettant d’énormes gains de productivité. Le moteur de cette innovation se trouve en Californie, ce qui assurera dans les années à venir la permanence de la ­suprématie américaine. Cela permet de maintenir le pouvoir d’achat, non pas grâce à une augmentation des salaires mais par un mouvement de baisse des prix, auquel contribuent également les performances des économies chinoise ou indienne. L’autre facteur, c’est l’espoir formidable suscité par l’entrée de milliards de pauvres issus des pays émergents dans le marché mondial. Le potentiel que représente la combinaison de ces deux facteurs ne doit pas être gâché par un effondrement du système financier.
Alors, que faut-il faire ? 
Il faudrait bien sûr réguler. Or que font les places financières ? Elles se livrent une concurrence féroce pour attirer les investisseurs et au lieu d’améliorer les règles, les réduisent. Chacun veut être un paradis fiscal et même financier ! Entre Londres et New York, c’est à qui fera preuve du plus grand laxisme réglementaire.
L’action apparemment concertée des banques centrales ces derniers jours pour injecter massivement des liquidités est-elle un bon signe ?  
J’ai toujours pensé que la régulation du système viendrait d’abord d’un réflexe corporatiste, et désormais mondialisé, des institutions financières. Mais en injectant de l’argent, les banques centrales n’ont pour l’instant fait qu’entretenir le malade, pas le soigner. C’est comme un drogué en manque, il faut d’abord lui donner de la drogue pour ne pas qu’il meure. Mais elles ne doivent pas se limiter à ce rôle de dealer ! Il ne faudrait pas que, une fois cette crise passée - car elle passera -, on l’oublie et on passe à autre chose. Elle doit être l’occasion de comprendre que le monde ne peut être gouverné par la finance, que les nations occidentales devront se doter des moyens de conserver les centres de commandements de leur industrie et de leur recherche.
(1) http://blogs.lexpress.fr/attali
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Lundi 13 août 2007
Chères toutes, chers tous,

Pour ma part, je trouve que çà fait "tache" par rapport à celles et ceux qui ne peuvent pas partir en vacances, par rapport aux rmistes, par rapport aux SDF, par rapport à celles et ceux qui ne travaillent, qui ont du mal à joindre les deux bouts ... ; Par ailleurs, est-ce normal, quand on est président de la république française, de se faire offrir des vacances par des "amis" ?

A l'ère actuelle, çà doit-être normal,

A bientôt, amitiés, Alain


 
Après la polémique sur le coût des vacances de Nicolas Sarkozy, Arnaud Montebourg et le chroniqueur de Marianne Guy Sitbon estiment, samedi, que c'est à la République de prendre en chargé les dépenses.
 
 
Les vacances du président de la République aux frais des Français? Le député PS Arnaud Montebourg et le chroniqueur Guy Sitbon de l'hedomadaire Marianne y sont favorables et lancent un débat de circonstance en pleine période estivale.
 
Le premier, dans une interview au Parisien de Samedi, critique les conditions dans lesquelles se déroulent les congés de Nicolas Sarkozy. «Ce sont des amis multimillionnaires qui lui paient ses vacances. Un président qui a des amis richissimes est toujours porté à les remercier en faisant commerce du pouvoir qu’on lui a confié», estime le député socialiste de Saône et Loire qui, au passage, raille le chef de l’Etat : «Nous nous sommes très, très loin de Guy Môquet le communiste et de Jean Jaurès le socialiste», deux noms maintes fois cités par Nicolas Sarkozy pour claironner sa volonté d’ouverture et se poser en rassembleur des Français.
«Ça ne me gênerait pas que la République paye au Président des vacances, mêmes chères, pourvu que cela soit aux frais des contribuables», ajoute Montebourg.

Même prise de position dans les colonnes du dernier numéro de Marianne. Le chroniqueur Guy Sitbon consacre une page entière à la question. «M. Sarkozy n’est pas un citoyen comme vous et moi, écrit-il. Il n’a pas le droit “politique” de recevoir des cadeaux personnels fastueux.» «Sa charge, son fardeau le contraignent à s’interdire bien des choses, et d’abord les cadeaux somptueux. Qui a oublié les diamants de Bokassa, ces cailloux qui avaient coûté si cher au président Giscard d’Estaing.» (en 1979, ndlr). Et Sitbon s’interroge sur l’«addition» de ses vacances américaines («60000 dollars plus Dieu sait combien de frais de séjour») et rappelle le coût de l’escapade maltaise en mai (sur le yacht de son ami milliardaire Vincent Bolloré), au lendemain de l’élection de Sarkozy à la présidence de la République. «C’est le commanditaire, le bailleur de fonds qui pose problème», note Sitbon. «Que le chef de l’Etat claque ses revenus, qu’il dépense, soigneusement budgétisé, notre argent ? Normal. Mais qu’il soit l’obligé personnel de qui que ce soit ? Pas possible.»
Alors Guy Sitbon souhaite que les «frais de bouche de l’Etat soient remboursés au plus tôt par le Trésor public ou, au besoin, par une souscription nationale. La France ne veut rien devoir à personne».

Mais les Français sont-ils prêts pour autant à se sacrifier pour satisfaire les goûts de luxe de leur Président ? Comme l’a rappelé récemment le député de l’Aisne, (apparenté PS) René Dosière, le chef de l’Etat touche tout de même une indemnité mensuelle de plus de 6000 euros.


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