Chères toutes, chers tous,
Pour ma part, je trouve que çà fait "tache" par rapport à celles et ceux qui ne peuvent pas partir en vacances, par rapport aux rmistes, par rapport aux SDF, par rapport à celles et ceux qui ne
travaillent, qui ont du mal à joindre les deux bouts ... ; Par ailleurs, est-ce normal, quand on est président de la république française, de se faire offrir des vacances par des "amis" ?
A l'ère actuelle, çà doit-être normal,
A bientôt, amitiés, Alain
Nicolas Sarkozy à Wolfeboro, le 5 août. Reuters.
Après la polémique sur le coût des vacances de Nicolas Sarkozy, Arnaud Montebourg et le chroniqueur de Marianne Guy Sitbon estiment, samedi, que c'est à la République de prendre en chargé les
dépenses.
Les vacances du président de la République aux frais des Français? Le député PS Arnaud Montebourg et le chroniqueur Guy Sitbon de l'hedomadaire
Marianne y sont favorables et lancent un débat de circonstance en pleine période estivale.
Le premier, dans une interview au
Parisien de Samedi, critique les conditions dans lesquelles se déroulent les congés de
Nicolas Sarkozy.
«Ce sont des amis multimillionnaires qui lui paient ses vacances. Un président qui a des amis richissimes est toujours porté à les remercier en faisant commerce du pouvoir
qu’on lui a confié», estime le député socialiste de Saône et Loire qui, au passage, raille le chef de l’Etat :
«Nous nous sommes très, très loin de Guy Môquet le communiste et de Jean
Jaurès le socialiste», deux noms maintes fois cités par Nicolas Sarkozy pour claironner sa volonté d’ouverture et se poser en rassembleur des Français.
«Ça ne me gênerait pas que la République paye au Président des vacances, mêmes chères, pourvu que cela soit aux frais des contribuables», ajoute Montebourg.
Même prise de position dans les colonnes du dernier numéro de
Marianne. Le chroniqueur Guy Sitbon consacre une page entière à la question.
«M. Sarkozy n’est pas un citoyen comme vous
et moi, écrit-il.
Il n’a pas le droit “politique” de recevoir des cadeaux personnels fastueux.» «Sa charge, son fardeau le contraignent à s’interdire bien des choses, et d’abord les
cadeaux somptueux. Qui a oublié les diamants de Bokassa, ces cailloux qui avaient coûté si cher au président Giscard d’Estaing.» (en 1979, ndlr). Et Sitbon s’interroge sur
l’
«addition» de ses vacances américaines (
«60000 dollars plus Dieu sait combien de frais de séjour») et rappelle le coût de l’escapade maltaise en mai (sur le yacht de son ami
milliardaire Vincent Bolloré), au lendemain de l’élection de Sarkozy à la présidence de la République.
«C’est le commanditaire, le bailleur de fonds qui pose problème», note Sitbon.
«Que le chef de l’Etat claque ses revenus, qu’il dépense, soigneusement budgétisé, notre argent ? Normal. Mais qu’il soit l’obligé personnel de qui que ce soit ? Pas possible.»
Alors Guy Sitbon souhaite que les
«frais de bouche de l’Etat soient remboursés au plus tôt par le Trésor public ou, au besoin, par une souscription nationale. La France ne veut rien devoir à
personne».
Mais les Français sont-ils prêts pour autant à se sacrifier pour satisfaire les goûts de luxe de leur Président ? Comme l’a rappelé récemment le député de l’Aisne, (apparenté PS) René
Dosière, le chef de l’Etat touche tout de même une indemnité mensuelle de plus de 6000 euros.