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Mardi 31 juillet 2007

... Avec Nicolas Sarkozy et le colonel Kadhafi ...



«Kouchner était très mal à l'aise et confus sur la libération des infirmières bulgares»

François Loncle, député PS, commente la prestation, ce mardi matin, du patron du Quai d'Orsay devant la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Par Arnaud Vaulerin
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Bernard Kouchner a été entendu ce matin par les députés de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Pendant plus d’une heure, le ministre des affaires étrangères a répondu aux questions de l’opposition et de la majorité. François Loncle, député PS de l’Eure, tire les enseignements de cette audition.

Quelle impression vous a fait le ministre des Affaires étrangères entendu mardi matin par les députés sur la libération des infirmières bulgares?
Il était extrêmement mal à l’aise et confus car, évidemment, il est resté à l’écart d’une grande parti du processus de libération de l’équipe médicale. Je l’ai trouvé papillonnant, passant du coq à l’âne, avec un compte rendu décousu. D’ailleurs, à un moment donné il a même employé le terme d’otage avant de se raviser. Il s’est sans doute rendu compte que c’était délicat d’utiliser ce terme. En fait, il aurait dû être la plaque tournante de cette affaire mais le processus de libération a été largement entamé par la Commission européenne dont il a enfin reconnu le mérite. Après la France s’est greffé au processus de négociation. Et elle l’a fait de manière spectaculaire avec la méthode de Sarkozy qui consiste à s’en occuper personnellement par l’intermédiaire de Claude Guéant (secrétaire général de l’Elysée, ndlr) qui était dans cette affaire le seul vrai pilote.

Avez-vous eu des précisions de sa part sur les contreparties que la France auraient éventuellement versé?
Il a simplement tenu à dire que le problème de l’eau était important en Libye et que, techniquement, il n’y avait aucune raison pour ne pas dessaler l’eau de mer avec des techniques nucléaires. Puis, il nous a distribué le mémorandum sur l’utilisation du nucléaire qui est d’un vague absolu.

Avez-vous eu plus de précision sur les contreparties financières?
Il nous a affirmé que la France n’avait versé aucune contrepartie financière. Il a insisté sur le rôle joué par le Qatar en disant d’ailleurs qu’il n’avait pas pensé à ce pays comme médiateur possible dans cette crise. Et pourtant, comme lui a fait remarquer François Hollande, le rôle du Qatar avait été évoqué par les deux principaux candidats pendant la campagne présidentielle.

Quelle question lui avez-vous posées ?
Je lui ai demandé s’il allait montrer la même détermination sur l’affaire Bernard Borrel (magistrat retrouvé mort à Djibouti en 1995) pour aider à la réhabilitation du juge et l’élucidation de son assassinat. Il était un peu agressif et agacé et il a refusé de me répondre. C’est la première fois en dix ans qu’un ministre refuse de me répondre à la commission des affaires étrangères. Il a prétexté qu’il s’agissait d’une affaire judiciaire. Mais il avait qualifié lui-même l’histoire des infirmière bulgares d’affaire politico-judiciaire. Il me semble pourtant qu’il y a une dimension politique dans l’affaire Borrel avec l’implication du président de Djibouti.

Quelle impression vous laisse Bernard Kouchner depuis qu’il est arrivé au Quai d’Orsay?
Il est encore un peu tôt pour émettre un jugement définitif mais je crains, hélas, qu’il doive avaler un certain nombre de couleuvres. Mais il le fera sans grande vergogne car il est aux anges d’être installé là où il est. Dans son passé, il s’est longuement élevé contre la realpolitik, mais aujourd’hui, non seulement il l’a supporté, mais en plus il se moule dans le cynisme politique.

Attendez-vous plus de résultat sur le dossier du Darfour et du Liban?
Le Darfour, c’est essentiellement les Nations Unies qui pilotent ce dossier. S’agissant du Liban, il a abordé ce travail avec une méthode prudente qui mérite qu’on l’encourage.

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Mardi 31 juillet 2007

Chers toutes, chers tous,


Le président Nicolas Sarkozy continue son programme, le programme que 53 % des français ont approuvé, c'est donc légitime qu'il soit mis en place ! Les pauvres vont payer et les riches continueront à gagner plus sur le dos des pauvres qui vont travailler plus pour gagner plus mais qui gagneront forcément moins au bout du compte ! On se croirait au temps de la féodalité mais le système est plus pervers ! 

A chaque fois qu'il sera mis en place une action gouvernementale, 

il faudra se poser la question : "à qui celà profite ?"  

Songeons - y !  Et,
n'oublions pas : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE !

Amitiés, Alain



Sarkozy joue la franchise 
Le président de la République a annoncé, mardi à Dax, la mise en place d'une franchise des dépenses de santé «ne dépassant pas 50 euros par an».
Par Liberation.fr avec AFP
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C'était une de ses promesses présidentielles. Nicolas Sarkozy a annoncé mardi, lors de la visite d’un hôpital à Dax, la mise en place d’une franchise des dépenses de santé.

 
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Accompagné par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot et par la secrétaire d’Etat à la Solidarité Valérie Létard, il l’a indiqué lors d’une table ronde avec des professionnels de la santé, sans préciser de date pour la mise en œuvre de cette mesure. Cette franchise sera de 50 centimes par boîte de médicaments, de 50 centimes par acte paramédical et de deux euros sur les transports sanitaires. Son plafond annuel «ne dépassera pas 50 euros» selon le Président.

Sarkozy a précisé que les personnes «les plus modestes seront dispensées, ainsi que les enfants et les femmes enceintes». II a également souhaité que «cette franchise puisse être prise en charge par les assurances complémentaires santé.» Cette mesure devra permettre de financer la lutte contre le cancer et contre la maladie d’Alzheimer ainsi que les soins palliatifs, désignés le 20 juin comme «chantiers présidentiels» par le Président Sarkozy.



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Lundi 9 juillet 2007

Alerte à la «société de surveillance»
Au moment où le gouvernement songe à multiplier les caméras pour lutter contre le terrorisme, dans son rapport annuel la CNIL s'inquiète des menaces qui pèsent sur «la protection des données et nos libertés».
Par Liberation.fr avec AFP
LIBERATION.FR : lundi 9 juillet 2007
 
«L'innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers. Les individus sont tentés par le confort qu'elle procure, mais ils sont peu conscients des risques qu'elle comporte. Ils ne se préoccupent guère de la surveillance de leurs déplacements, de l'analyse de leurs comportements, de leurs relations, de leurs goûts». Cette mise en garde constitue l'un des principaux points du rapport annuel de Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), publié lundi. Au moment où le gouvernement songe à multiplier les caméras pour lutter contre le terrorisme, son président, Alex Türk lance donc «une alerte à la société de surveillance» qui menace «la protection des données et nos libertés».
 
     
     
 
Face à la vague de législation anti-terroriste, il appartient à la Cnil «d'éviter les pièges, dénoncer les illusions et combattre les mythes», pense Alex Türk, qui estime qu'il faut «provoquer une prise de conscience collective». Ainsi, en 2005, la Cnil avait enregistré 300 déclarations de mise en place de systèmes de videosurveillance. En 2006, il y en a eu 880, souligne le rapport. Et les techniques ne cessent de se perfectionner, par l'internet ou wi-fi, proposant le son, voire le comptage des clients entrant et sortant des magasins ou la détection de colis abandonnés.


Autre source de préoccupation, les demandes d'autorisation à la Cnil pour des dispositifs biométriques «ont été multipliées par dix en un an», relève le rapport. Du coup, la Cnil a adopté en avril 2006 des procédures simplifiées d'autorisation dans trois cas: l'accès aux restaurants scolaires par reconnaissance du contour de la main, et l'accès aux lieux de travail par la même méthode ou grâce à l'empreinte digitale, enregistrée sur un support individuel. La Commission note aussi de nouvelles utilisations de la biométrie, comme les cartes de fidélité, sur empreinte digitale, adoptées par des casinos, qui sont soumis depuis novembre 2006 à l'obligation de contrôler leurs accès. Au total, l'an dernier, la Cnil a autorisé 52 dispositifs, en a refusé 5 et a enregistré 299 engagements de conformité.

Autre secteur en plein développement : la géolocalisation des véhicules de salariés. A tel point que la Cnil a adopté en 2006 une recommandation pour en restreindre l'usage aux cas où elle est nécessaire à la sûreté de l'employé, de la marchandise ou du véhicule, ou lorsqu'elle est le seul moyen de suivre les prestations, la facturation ou le temps de travail. Pas question d'espionner hors des heures de travail ou de contrôler la vitesse, dit la Cnil qui demande une «information préalable de l'employé»

D'autres recommandations ne tarderont pas car la Cnil «n'ignore pas que la géolocalisation des employés eux-mêmes, par le truchement de leur téléphone portable ou de tout autre technologie, est également possible». Alex Türk voit pointer un autre danger: «la technologie tend à devenir invisible». D'abord «parce que de plus en plus de traitements de données sont réalisés à l'insu des personnes et permettent de tracer leur déplacements physiques dans les transports en commun, leurs consultations sur internet, leurs communications téléphoniques». Ensuite, parce qu'avec les nanotechnologies, à l'échelle du milliardième de mètre, «il sera bientôt impossible de distinguer à l'œil nu si une technologie informatique est présente dans un objet», au risque de voir les instances de contrôle comme la Cnil «contournées, submergées» par cette nouvelle vague maniaturisée.
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Lundi 9 juillet 2007


Bonne lecture, amitiés, Alain



PARIS, 8 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal publiera à la rentrée "l'autocritique" de sa campagne présidentielle et pense toujours pouvoir un jour accéder à la présidence de la République, a-t-elle déclaré dans une interview diffusée dimanche par TF1.
"Je la ferai à la rentée (cette autocritique). Je l'écris actuellement, je la publierai dans toutes ses dimensions, dans toutes ces facettes", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'Elysée dans l'émission "Sept à huit".
Elle a affirmé n'avoir pas voulu se livrer immédiatement à une analyse de sa défaite en raison des "attaques" qu'elle estime avoir subies, notamment de son propre camp, après l'élection. "Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc comme ils ont fait déjà cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique..."
Elle a toutefois reconnu "une improvisation dans l'organisation" de sa campagne, tout en estimant une fois de plus que les attaques venues de son propre camp avaient constitué "le principal point de faiblesse".
Elle a assuré qu'au soir du premier tour, distancée de près de 6 points par Nicolas Sarkozy (31,18% contre 25,87%) elle espérait quand même une victoire. "Je pensais que je devais, que je pouvais gagner. Mais c'est vrai que l'écart était rude", a-t-elle dit, relevant notamment pour expliquer son retard "la façon dont Nicolas Sarkozy avait réussi à capter les voix d'extrême droite dès le premier tour".
Interrogée pour savoir si elle pensait pouvoir un jour être élue à la présidence en dépit de cet échec, elle a répondu: "Présidente: ça n'est pas impossible. Ca reste une possibilité, je le sens intimement. Je le pense. Ca veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt". "Ce qui est extraordinaire c'est que les gens ne me reprochent rien, ils me disent merci", a-t-elle assuré.
Tout en reconnaissant sa "très lourde déception" au soir de la défaite, elle assure avoir "immédiatement pensé aux millions de gens qui se mettent à pleurer" et réaffirme qu'il est de sa "responsabilité de continuer".
Elle ajoute ne pas avoir eu elle-même "les larmes aux yeux". "Moi je devais rester solide, comme une mère de famille qui tient ses enfants debout, qui doit rassurer, qui doit rester le phare, la solidité".
Interrogée sur sa rupture avec François Hollande, récemment annoncée, et le fait de savoir si l'engagement dans la vie politique contribuait à l'éloignement au sein d'un couple, elle a estimé que "pas forcément, elle peut aussi rapprocher".
"En même temps il y a des circonstances privées qui font qu'à un moment les choses ne sont plus tenables. Quand on aime et qu'on est trahi, je crois qu'il faut reprendre sa vie en main et dire à un moment c'est plus comme ça que je vois les choses, c'est plus supportable", a-t-elle dit.
so/ei

" Etre Présidente un jour ? Pas impossible " juge Ségolène Royal


PARIS (Reuters) - Ségolène Royal croit "intimement" qu'elle peut devenir un jour présidente de la République - son "objectif".

"Cela veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt. C'est mon objectif", explique-t-elle quasiment deux mois jour pour jour après son échec face à Nicolas Sarkozy.
La présidente de Poitou-Charentes, qui rechigne toujours à prononcer le mot "défaite", doit réunir ses partisans le 16 juillet pour un "débriefing" de la campagne.
Dimanche, elle a précisé qu'elle publierait à la rentrée les résultats de cette "auto-critique" à laquelle elle ne voulait pas procéder de prime abord, "du fait que les déclarations des autres ont été très violentes, presque indécentes même".
"Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc, puisqu'ils ont déjà fait cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique...", a-t-elle fait valoir.
"Je la ferai à la rentrée. Je l'écris actuellement. Je la publierai dans toutes ses dimensions, toutes ses facettes", a-t-elle promis alors que plusieurs ouvrages assassins disséquant sa campagne présidentielle, rédigés par des responsables socialistes, sont annoncés pour le mois de septembre.

"LA SUITE EST TRÈS COMPLIQUÉE"

"Il y a des traces qui m'ont marquée. C'est trop dur. Les attaques de son propre camp, ça, c'est quand même ce qui a été le plus insupportable et sans doute le point de faiblesse par rapport à l'adversaire qui avait un parti en ordre de marche", a-t-elle expliqué dimanche.
Au soir du deuxième tour de la présidentielle, alors qu'elle venait d'être battue, Ségolène Royal avait promis aux militants socialistes de les emmener "vers d'autres victoires".
"Je n'étais pas abattue parce que j'ai senti tout de suite que quelque chose s'était soulevé", a-t-elle dit.
Va-t-elle continuer le combat politique? "Bien sûr, j'ai une responsabilité" envers les militants et les électeurs. "La suite est très compliquée", a-t-elle cependant concédé.
Pendant la campagne, elle a ressenti "une ferveur, une fierté, une admiration pour une femme qui se lève, qui est courageuse, qui avance quoiqu'il arrive".
Pour autant, celle qui avait pris pour habitude de s'habiller en blanc pendant la campagne ne se sent "pas du tout le tempérament d'une madone, plutôt d'une combattante".
L'ex-compagne de François Hollande estime par ailleurs que la politique n'abime "pas forcément" la famille ou le couple. "Elle peut aussi rapprocher".
Tout en disant ne pas vouloir revenir sur sa séparation d'avec le premier secrétaire du PS, elle évoque des "circonstances privées qui font qu'à un moment, les choses ne sont plus tenables".
"Quand on aime et qu'on est trahi, il faut reprendre sa vie en mains et dire à un moment: 'ce n'est plus comme ça que je vois les choses, ce n'est plus supportable'". /LBR


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Dimanche 8 juillet 2007


... Et maintenant, l' Organisation International du Travail doit confirmer !

A bientôt, Alain




La cour d’appel de Paris estime déraisonnable le délai de deux ans durant lequel un salarié embauché en Contrat nouvelles embauches peut être licencié sans motivation Les syndicats viennent d’emporter une nouvelle bataille juridique dans leur combat contre le Contrat nouvelles embauches (CNE). La cour d’appel de Paris a jugé vendredi que le CNE était contraire à la convention 158 de l’Organisation internationale du travail, estimant déraisonnable le délai de deux ans durant lequel un salarié embauché en CNE peut être licencié sans motivation.

Pendant cette période, "le CNE prive le salarié de l’essentiel de ses droits en matière de licenciement", estime la cour. "Cette régression, qui va à l’encontre des principes fondamentaux du droit du travail, dégagés par la jurisprudence et reconnus par la loi, prive les salariés des garanties d’exercice de leur droit au travail".

Le jugement de la cour prend également un tour plus politique : "dans la lutte contre le chômage, la protection des salariés dans leur emploi semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier"."Il est pour le moins paradoxal d’encourager les embauches en facilitant les licenciements", conclut l’institution.

L’avenir du CNE compromis

La cour d’appel de Paris devait se prononcer sur la conformité, ou non, du CNE avec le droit international après avoir été saisie d’une décision rendue le 28 avril par le Conseil des prud’hommes de Longjumeau, dans l’Essone. Ce dernier avait requalifié un CNE en CDI, jugeant que l’ordonnance créant le CNE était contraire au droit international, sur la base des mêmes arguments développés aujourd’hui par la cour d’appel de Paris.

Le gouvernement Villepin avait tenté de protéger son contrat destiné aux entreprises de vingt salariés ou moins en le qualifiant d’acte réglementaire : créé par une ordonnance en août 2005, validé par le Conseil d’Etat mais pas par le Parlement, il aurait ainsi pu relever du juge administratif en cas de contentieux. Mais, saisi par le gouvernement, le Tribunal des conflits avait tranché le 19 mars dernier contre lui, en estimant qu’il appartenait à la justice judiciaire de décider si le CNE respectait le droit international.

La décision de la cour d’appel de Paris, qui peut encore être portée devant la Cour de cassation, fait aujourd’hui peser de sérieux doutes sur le devenir du CNE, qui concernait de 360.000 à 400.000 personnes fin 2006 selon le ministère de l’Emploi. Aux yeux de plusieurs spécialistes du droit du travail, il semble en effet peu probable que des chefs d’entreprise prennent désormais le risque de signer ce type de contrat, dont le succès n’est pas évident. Ainsi, 72% des patrons interrogés par les services statistiques du ministère de l’Emploi en février déclaraient qu’ils "auraient embauché à la même date sous une autre forme de contrat" si le CNE n’avait pas existé.

Après l’échec, au printemps 2006, du Contrat première embauche (CPE), petit frère du CNE destiné aux moins de 26 ans, ce jugement, aux termes virulents, renforce la position des partenaires sociaux engagés dans des discussions avec l’actuel gouvernement sur la réforme du droit du travail.

Laurence Parisot étonnée

Le ministère du Travail assure avoir pris "acte" de la décision de justice sur laquelle il estime ne pas avoir à "se prononcer".

Côté patronat, la présidente du Medef Laurence Parisot s’étonne que "l’une des motivations principales de l’arrêt semble être une analyse économique et non pas juridique". Elle juge nécessaire "d’attendre la décision de l’OIT" - en novembre selon FO - "pour faire des interprétations de conformité". La CGPME, elle, estime que pour l’heure, "l’arrêt de la cour d’appel ne remet pas en question la validité juridique du CNE".

A la CGT, Maryse Dumas, qui réclame une abrogation, estime "que la période d’essai du CNE est terminée" et que "rien ne justifierait que le gouvernement aille en cassation". "Quand un gouvernement veut imposer une solution sans concertation, il va au devant de problèmes", résume Jacky Dintinger (CFTC). "C’est un début de jurisprudence", qui "devrait permettre à tous les salariés victimes d’une rupture de CNE de prétendre à des réparations aux prud’hommes", se félicite pour sa part Jean-Claude Quentin (FO).(avec AFP)

Voir : l’étude du bilan de la DARES sur le CNE

lesechos.fr

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