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Lundi 28 mai 2007

Pour la troisième édition de la Journée de solidarité avec les personnes âgées et handicapées, la France sera divisée lundi entre ceux qui profitent d'un week-end prolongé et les autres qui travaillent.


La troisième édition de la Journée de solidarité avec les personnes âgées et handicapées devrait à nouveau couper la France en deux lors du lundi de Pentecôte, partagé entre ceux qui profitent d'un week-end prolongé et les autres qui travaillent.

Selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) qui gère les fonds recueillis à l'occasion de la journée de solidarité, deux milliards d'euros sont collectés chaque année, dont 60% destinés aux personnes âgées et 40% aux personnes handicapées.

"Au-delà du caractère stigmatisant de cette mesure et de son côté 'charité publique', tous les acteurs s'accordent sur son insuffisance à répondre véritablement à l'ensemble des besoins de financement en la matière, même si elle a permis de dégager des moyens nouveaux", estime tout de même la FNATH, association des "accidentés de la vie", qui réclame la création d'une cinquième branche de la Sécurité sociale pour financer la perte d'autonomie.

Contribuer autrement

Après la pagaille de la première édition de cette journée, lors du lundi de Pentecôte 2005, marqué par de multiples appels à la grève lancés par les syndicats, le système a été assoupli. La Journée de solidarité est désormais fixée par accord collectif ou, à défaut, le lundi de Pentecôte.

Il est ainsi possible de contribuer au dispositif un autre jour, par exemple en faisant sauter une journée de réduction du temps de travail (RTT) ou de répartir les sept heures de travail sur l'année ou en deux demi-journées. Résultat: chacun fait un peu comme il veut en fonction des accords d'entreprises ou des branches, ce qui n'a pas franchement simplifié la situation et promet à nouveau une belle cacophonie.

Les parents qui travailleront lundi devront ainsi trouver une solution pour faire garder leurs enfants. En effet, la Fonction publique ne donnant pas l'exemple, l'ensemble des établissements scolaires seront fermés, à charge pour les enseignants de récupérer cette Journée de solidarité sur un jour de congés ou sur deux demi-journées.

La question des transports

Côté transports, à la RATP, le lundi de Pentecôte sera travaillé, avec un service assuré "comme n'importe quel jour de la semaine", explique-t-on à la direction de la régie. A la SNCF, le trafic sera assuré comme celui d'un samedi. A charge pour chacun, parmi les cheminots, de s'acquitter de cette Journée de solidarité "un autre jour dans l'année, en fonction des besoins locaux", selon la direction.

Dans le privé, les entreprises qui travailleront devront patienter pour faire effectuer leurs livraisons à travers la France, puisque l'interdiction de circuler les jours fériés pour les poids lourds de 7,5 tonnes sera maintenue, contrairement à la première édition en 2005.

La CFTC appelle "à la résistance civique"

Au milieu de cette confusion, les syndicats ont redonné de la voix. La CFTC appelle dans un communiqué "à la résistance civique" et dépose un préavis de grève nationale, tous secteurs confondus, pour "couvrir les salariés". L'organisation syndicale explique poursuivre "son combat en faveur d'une autre manière d'envisager la solidarité qu'en imposant une journée non rémunérée aux salariés".

"Alors que ce gouvernement n'a plus qu'un slogan à la bouche 'travailler plus pour gagner plus', il n'hésite pas à reprendre à son compte un dispositif qui revient, pour tous les salariés, à 'travailler plus pour ne rien gagner'", dénonce pour sa part la CGT qui, comme chaque année depuis 2005 "demande l'abandon pur et simple d'un tel dispositif injuste et inefficace".

Xavier Bertrand a promis "une évaluation"

"Malgré l'élection d'un nouveau président de la République, les travailleurs n'ont pas obtenu la grâce présidentielle pour le lundi de Pentecôte", ironise de son côté FO, estimant qu'il s'agit de "travailler plus pour gagner moins". Et de "dénoncer cet allongement du travail qui, sous prétexte de solidarité à la prise en charge de la dépendance et du handicap, est très injuste et ne repose que sur les salariés".

De son côté, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité Xavier Bertrand a promis mardi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France "une évaluation pour faire le point sur les modalités d'application et voir ce qui peut être amélioré". "Les choses s'améliorent d'année en année", assure-t-il. "Mais en aucun cas le principe ne sera remis en cause".

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Lundi 28 mai 2007
Par Laure ESPIEU Libération
QUOTIDIEN : lundi 28 mai 2007
 
 
Ce soir-là, il portait une veste noire. «Zippée, explique bien l'avocat, et fermée jusqu'en haut du col qui lui remontait sous le menton». C'était la nuit du 6 mai, celle du second tour de la présidentielle, et Anthony Lavielle, 20 ans, participe aux manifestations spontanées. Ils sont 2 000 devant la mairie, à Bordeaux. Il est là quand les heurts s'engagent avec les forces de l'ordre. «A l'écart», soutient-il. Il est encore là quand commence la vague d'interpellations. Et il n'y coupe pas. La sienne sera même filmée par les caméras de France 3.
Déféré en comparution immédiate comme une quinzaine d'autres jeunes, Anthony doit être jugé le 7 juin pour coups et blessures. Sauf que voilà, tous les procès-verbaux l'indiquent : les forces de police ont reconnu Anthony à son «haut blanc». «Il y a manifestement erreur sur la personne», conclut l'avocat du jeune homme, Gérard Boulanger. Et pour le prouver, il a besoin du reportage de France 3. Celui-là même où Anthony apparaît entouré de policiers et vêtu de sa fameuse veste noire. Problème : les responsables du bureau Aquitaine refusent obstinément de produire le document. Charte de la propriété intellectuelle à l'appui, ils maintiennent que le reportage ne peut être dupliqué que dans un cadre exclusivement «privé», et «en aucun cas pour servir à des fins judiciaires». 
Assignée jeudi en référé pour une procédure d'urgence, la chaîne a obtenu gain de cause du tribunal, qui a rejeté la demande de l'avocat, se déclarant «incompétent». C'est donc sans la cassette qu'Anthony comparaîtra devant le tribunal correctionnel. «Pour le parquet, il n'est pas légitime d'établir la vérité, en déduit Me Boulanger. Il s'agit à tout prix de ne pas permettre la contradiction avec ce qu'avance la police.» 
Pourtant, l'avocat reconnaît aussi que s'il est «un indice très fort», le reportage ne constitue pas «une preuve absolue». Car sous sa veste noire Anthony portait bien un tee-shirt blanc. Les policiers l'ont-ils effectivement reconnu, ou l'ont-ils décrit tel qu'il dormait sur sa couchette de garde à vue, son blouson posé à ses pieds, comme veut le croire Anthony ? Les juges trancheront le 7 juin.

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Lundi 28 mai 2007

A bientôt, Alain


Cherchez l’erreur ! il est intéressant de rapprocher ces 2 sondages quasi simultanés et de penser que ce sont les mêmes qui répondent.. aux questions de l’IFOP et du CSA...

Les Français sont satisfaits de N. SARKOSY en début de mandat (IFOP) Soixante-cinq pour cent des Français sont satisfaits de Nicolas Sarkozy comme président de la République, tandis que 62% sont satisfaits de la nomination de François Fillon, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche. 23% sont "très satisfaits" et 42% "plutôt satisfaits" du chef de l’Etat, soit un total de 65% qui fait de Nicolas Sarkozy le président le plus populaire juste après sa prise de fonctions

Les Français majoritairement contre la franchise sur les soins de santé. (CSA) Roselyne BACHELOT révèle que 4 franchises de 10 euros par foyer seront mises en place en 2008. Cela concerne les consultations, les médicaments, les analyses médicales et l’hospitalisation. Dans un sondage CSA publié par le Parisien ce lundi, 61% des Français estiment que cette mesure est "plutôt une mauvaise chose", confirmant l’opposition au projet que le Président de la République avait présenté lors de sa campagne. ? Les insatisfaits sont plus nombreux chez les employés (65%), les ouvriers, chômeurs (69%) et les professions intermédiaires (72%) que chez les cadres et professions libérales (55%). Roselyne Bachelot a cependant assuré que des "garde-fous" seraient mis en place, afin de permettre aux plus faibles revenus d’accéder aux soins.


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Lundi 28 mai 2007

... «Chirac doit répondre de ses actes»

L'ancienne juge d'instruction publie un livre de souvenirs en forme de réquisitoire contre les élites françaises.

Le titre de son livre, "La Force qui nous manque", s'adresse plus à nous qu'à elle. Eva Joly, l'ancienne juge d'instruction du pôle financier du Palais de Justice de Paris, célèbre pour son rôle dans l'affaire Elf, ne décolère pas contre les élites françaises, contre leur complaisance vis-à-vis de la corruption, contre leurs petits arrangements avec la justice, contre l'indulgence coupable de l'opinion publique...

De passage à Paris quelques jours après le départ de Jacques Chirac de l'Elysée, et donc de sa perte d'immunité présidentielle, elle affirme haut et fort, dans une interview à Rue89, que la justice doit reprendre ses droits dans les affaires dans lesquelles apparaît le nom de l'ancien chef de l'Etat. La France, estime-t-elle, se déconsidèrerait à enterrer les dossiers qui concernent le "retraité de l'Elysée", et l'opinion, que l'on sent peu mobilisée sur ce front, ne doit pas s'en désintéresser. (Voir la vidéo)


 

De même, Eva Joly, dont les récentes activités dans la lutte anticorruption pour le compte du gouvernement norvégien lui ont fait entrevoir tant de secrets de famille franco-africains, ne cache pas sa colère de voir que l'un des premiers chef d'Etat étranger à rendre visite à Nicolas Sarkozy à Paris, n'est nul autre qu'Omar Bongo, le président gabonais, figure emblématique d'une liaison incestueuse entre la France et ses anciennes colonies. La rupture, décidément, n'est pas au rendez-vous, là où elle semblerait pourtant la plus nécessaire. (Voir la vidéo)


 

Eva Joly revient donc sur le devant de la scène française, non pas officiellement, mais pour livrer "sa" vérité. Celle de son itinéraire personnel, la jeune fille au pair aux tresses blondes venue du pays des fjords, et qui finit par défier le pouvoir politico-affairiste français en menant les enquêtes judiciaires là où elles font le plus mal. Cela donne un livre, écrit en collaboration avec la journaliste Judith Perrignon, qui mêle souvenirs personnels, heureux ou douloureux, et retours sur les leçons d'une action judiciaire qui lui a coûté cher. La petite histoire dans la grande histoire.

On lira avec délectation sa galerie de portraits des hommes puissants qui ont défilé dans son cabinet de juge d'instruction: on y retrouve "le poète", François Léotard; "le comédien", Bernard Tapie, "l'ancien combattant ou plutôt son fils", Jean-François Pagès; "le fils qui fait mentir sa vieille mère", Loïk Le Floch-Prigent...

Et il y a Roland Dumas, "le plus célèbre d'entre eux", "le plus mondain des hommes". Eva Joly cache mal son dégoût de voir que l'ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand ne subira qu'une seule condamnation, dans l'affaire de la succession du sculpteur Giacometti. "Tout le monde sait quel homme il est, mais on hausse les épaules et on s'incline devant le raffinement de ce manipulateur. Machiavel est donc un prince", écrit-elle.

Le réquisitoire d'Eva Joly est dérangeant, non pas tant par les faits qu'elle dénonce, que par le "miroir", comme elle dit elle-même, qu'elle tend à la France. Ce qu'on y voit n'est pas reluisant. On mettra cette colère froide sur le dos du tempérament inflexible de cette Scandinave qui n'a pas su adopter nos rondeurs méditerranéennes.

On aurait tort: ce qu'elle dit est d'une actualité brûlante, au moment où le pouvoir politique change, sans que les moeurs n'évoluent. Eva Joly ne pouvait pas espérer mieux, pour illustrer son propos, que de débarquer à Paris au moment où un conseiller du nouveau président passe chez TF1... (Voir la vidéo)


 

"La Force qui nous manque" d'Eva Joly (avec Judith Perrignon), éd. Les Arènes, 190 p., 19,80 €.

Rectificatif le 25/05/2007 à 11h00: Bongo est le deuxième chef d'Etat étranger à rendre visite à Sarkozy, après la présidente du Libéria.


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Lundi 28 mai 2007

... à V.S.D. ...

"Une semaine avec les Sarkozy: leur nouvelle vie." A priori, rien de très original dans le VSD de cette semaine. Sauf que lorsqu'on déplie la demi-page publicitaire de couverture, surprise...

Et par transparence, l'effet est encore plus saisissant:

Alors, coïncidence ou pas?

► Mis à jour le 25/05/2007 à 17h00, après notre petite enquête.

Joints par téléphone, la rédaction de VSD et le service de communication de Skoda nous ont assuré qu'il s'agissait d'un pur hasard. Un hasard qui les a d'abord fait rire, avant de les agacer de plus en plus devant le nombre d'appels reçus.


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