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Dimanche 8 juillet 2007

Chères amies, chers amis,

Voici un article qui rappelle clairement les objectifs fixés dès la libération du territoire français par le conseil national de la Résistance.
Evidemment, nous sommes la majorité à ne pas avoir vécu durant la seconde guerre mondiale mais nous avons tous eu ou nous avons, peut-être, encore, un parent qui est entré en résistance !
Pour ma part, j'ai eu le privilège de parler longuement et régulièrement avec mon père qui était un maquisard dans la périgord et qui me disait qu'on les considérait comme des terroristes ! Je vous conseille de lire le livre de Jean Garcin (colonel Bayard dans la résistance), la vie de rené Char (capitaine Alexandre dans le maquis) "l'éclair au front" chez Fayard et aussi les témoignages d'Albert Camus, de Jean-Pierre Vernant ... ! Tout ceci permet de mieux comprendre la suite des événements ! Et ce que la France a pu vivre ! Et ce que la France peut vivre ...

Bonne lecture, Amitiés,  à bientôt, Alain


L’actualité de la semaine n’a rien de passionnant. Le président de la République tranche de tout, en avançant parfois de bonnes idées, telles que le renforcement de la Région parisienne pour lutter contre la compétition mondiale. Encore faut-il que l’État mette les moyens nécessaires pour doper les universités et les moyens de transport : le métro circulaire en proche banlieue (« métrosphérique »), le tramway parisien, et les lignes radiales de Réseau Express Régional, qui accusent leur âge. Quarante ans ont passé depuis que Paul Delouvrier, l’Haussmann du XXe siècle, a tracé ce système de circulation. La liaison Roissy Express, entre la gare de l’Est et l’aéroport qui continuera à fonctionner 24 heures sur 24, mérite aussi une impulsion politique, même si son financement doit être privé.

L’actualité internationale n’est guère plus excitante. On pourrait trouver cynique que Tony Blair, l’un des deux responsables de la guerre en Irak, devienne l’ambassadeur de la paix au Proche-Orient. Mais deux tentatives d’attentats à Londres sont venues mettre une touche tragique à cette étrange décision. Pourquoi, une nouvelle fois, cet homme de qualité, qui a tant fait progresser son pays durant ses dix années comme Premier ministre de Sa Majesté, accepte-t-il encore une fois de servir de paravent aux inepties du Président Bush ? Pourquoi l’Union européenne, qui s’est privée de Ministre des Affaires étrangères au dernier sommet à la demande de Tony Blair, a-t-elle été assez inconséquente pour cautionner cette nomination douteuse ?

La seule nouvelle réconfortante est la révolte des journalistes des Echos, de la Tribune, du Monde (adieu Alain Minc ?) contre l’emprise croissante des grandes entreprises sur la presse d’opinion. La démocratie suppose une presse libre de toute censure ouverte ou insidieuse. Cette résistance inédite rappelle de bons souvenirs, ceux de la Résistance avec un R majuscule.

Pensons au beau titre d’un livre de Jean-Noël Jeanneney : « L’avenir vient de loin », et revenons au programme du Conseil National de la Résistance, évoqué la semaine dernière. C’était le 15 mars 1944. Je passe sur la longue partie militaire destinée à mettre le pays en ordre de bataille en prévision du prochain débarquement, qui aura lieu quelques semaines plus tard et j’aborde le volet plus politique : «  Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte, capable d’entreprendre au lendemain de la libération la plus grande œuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.  »

Les « mesures à appliquer dès la Libération du territoire » comprennent trois volets. Le premier est celui du rétablissement de la démocratie et des libertés publiques. C’est dans cette partie que l’on trouve écho aux protestations d’aujourd’hui. «  La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères  » sont mis sur le même plan que le suffrage universel, la liberté de pensée, de conscience et d’expression, la liberté d’association, de réunion et de manifestation, le respect de la personne humaine, l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.

Le deuxième volet, celui des réformes indispensables sur le plan économique, me semble actuel, à condition de l’adapter au monde où nous vivons. La philosophie en est claire : «  Instaurer une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie.  »

On y trouve des leviers, qui nous semblent aujourd’hui désuets, pour « intensifier la production nationale », même si l’objectif de la croissance reste d’actualité. C’était la grande époque de la planification, du «  retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruits du travail commun  » : énergie, mines, assurances et banques. Trois réflexions peuvent être formulées pour rafraîchir cet héritage.

Pourquoi soumettre à la concurrence une entreprise, encore publique, Électricité de France, qui produit le courant européen le moins cher et qui assure une qualité de service et de sécurité auxquels pourraient rêver les Californiens, victimes d’une panne gigantesque due au sous-investissement des compagnies privées ?

Ces principes, posés à l’échelle d’un pays, ne devraient-ils pas nous inspirer pour exiger un ordre mondial plus juste, où les «  féodalités économiques et financières  » seraient régulées ? Quand le Sénat américain lui-même s’inquiète de la formidable évasion fiscale à laquelle se livrent les multinationales, il ne faut pas perdre espoir et, au contraire, se mobiliser autour de cette utopie.

Les Français, qui avaient faim au sortir de la guerre, ne se souciaient guère de l’avenir de la planète et aspiraient à la croissance la plus rapide possible du pouvoir d’achat individuel et collectif. Mais aujourd’hui, ne faut-il pas une certaine «  organisation rationnelle de l’économie  » pour promouvoir le développement durable, économique, mais aussi social et écologique ? L’Agenda 21 (21 comme XXIe siècle) qui vise à diviser par un facteur quatre les émissions de gaz carbonique d’ici 2050, en est une étape. Les tenants du capitalisme sauvage, aux Etats-Unis et en Chine, n’auront pas le dernier mot, si nous le voulons avec assez de force.

Et puis, apôtre de l’économie sociale et solidaire, je ne résiste pas à cette citation du programme du CNR : «  le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales !  »

Le troisième volet est celui des «  réformes indispensables sur le plan social.  » Feuilletons-le ensemble.

- « Le droit au travail et au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel de travail ;
- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
- la garantie du pouvoir d’achat national par la stabilité de la monnaie ;
- un syndicalisme indépendant doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement ;
- des prix agricoles rémunérateurs ;
- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs vieux jours ;
- la possibilité effective pour tous les enfants de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée ; que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires. »

Soixante ans après, le 10 mars 2004, d’anciens résistants (dont Lucie et Raymond Aubrac, Stéphane Hessel) ont lancé un appel «  à faire vivre et à retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.  »

Ils posaient une bonne question : «  Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération ?  »

Et l’appel de ces glorieux anciens se concluait ainsi :

«  Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :

Créer, c’est résister. Résister, c’est créer.  »

Christian Sautter

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Dimanche 8 juillet 2007
Chères amies, chers amis,

Afin de continuer le travail commencé dans le cadre de la démocratie participative, il faut adhérez massivement à désirs d'avenir ! Continuez de consulter régulièrement, comme vous le faites, le blog désirs d'avenir carpentras, je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l'évolution de l'actualité et de désirs d'avenir !
En septembre, nous mettrons en place, de nouveaux groupes de réflexion et de proximité !
Vous en serez informé ! A très bientôt,

Amitiés et bonnes vacances à toutes et tous !

Alain


Adhérez ou renouvelez votre adhésion à Désirs d'avenir:

Chers adhérents, chers amis,

Je tenais à vous remercier de votre soutien et votre implication. Ce que nous avons fait ensemble, à défaut d'une victoire, constitue une force que nous devons faire fructifier. Le suffrage universel a parlé. Le pouvoir devra désormais être jugé sur ses actes.

J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la Gauche. Cela s'est traduit notamment par une forte participation des jeunes.

Je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à Désirs d'avenir.

En effet, notre association, qui a tellement fait pour réinventer les méthodes de la vie politique et pour faire vivre la démocratie participative, doit aujourd'hui se doter de moyens plus solides et notamment pour appuyer les comités locaux et poursuivre l'existence du site Internet. Ce sont les moyens nécessaires au service de l'idéal qui nous rassemble et qui fait notre force.

Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble.

C'est pour pouvoir continuer avec vous ce que nous avons commencé, que je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à l'aide du bulletin joint, ou
directement en ligne sur le site Internet.

Vous pouvez compter sur moi. Je serai au rendez-vous de ce travail indispensable qui m'incombe désormais.






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le bulletin d'adhésion

 
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Mardi 26 juin 2007

Bonsoir à toutes et tous,

depuis quelques semaines j'ai été absent du blog, car malheureusement j'ai eu le décès d'un être très proche dans ma famille. J'en ai été profondément affecté et continue de l'être, mais je reviens vers vous.

Amitiés, Alain

tva.jpgLa TVA sociale fait la une de l’actualité. Jean Arthuis défend l’idée depuis de nombreuses années, Nicolas Sarkozy et François Fillon la reprennent à leur compte et semblent vouloir avancer sur le dossier après 2008. D’où ce petit billet, pour avancer dans la compréhension du problème.

Le mécanisme dit de TVA sociale consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée. Du point de vue des finances publiques, ça ne change rien, il s’agit de financer d’une nouvelle façon la protection sociale. Croire que cela permettra de couvrir automatiquement les nouvelles dépenses du gouvernement est donc erroné, ou alors ce sera au détriment du financement de la sécurité sociale. Ce qu’en attend le gouvernement, en fait, c’est plutôt un avantage en termes de compétitivité – prix, que le
journal Le Monde explique ainsi, reprenant sans doute l’argumentation de nos dirigeants : le « transfert de charges permettrait d'alléger le coût du travail en France, de taxer davantage les produits importés, notamment ceux en provenance des pays à bas coûts, tout en favorisant les exportations ». Cette présentation appelle déjà quelques commentaires :
* sur le premier point, effectivement, on aura automatiquement une baisse du coût du travail suite à la baisse des cotisations patronales,
* sur le deuxième point, en revanche, la présentation est fortement biaisée : on ne taxe pas « les produits importés, notamment ceux en provenance des pays à bas coûts » (j’adore ce « notamment ceux en provenance des pays à bas coûts »…), on taxe tous les produits. On attend simplement de la baisse du coût du travail un gain en terme de compétitivité prix pour les entreprises installées en France,
* sur le troisième point, idem, la baisse du coût du travail doit permettre aux entreprises qui exportent d’être plus compétitives en prix.

Bref, ce n’est pas une TVA sociale, c’est une TVA anti-délocalisations, comme nous le dit notre premier ministre. Cependant, pour que cela fonctionne,nous dit Jean-François Copé, il faut que "les entreprises jouent le jeu" et "baissent leurs prix" ; ce à quoi François Fillon ajoute : cette "TVA anti-délocalisations" ne serait pas appliquée si elle entraînait une hausse des prix pour les consommateurs. "L'essentiel, c'est de trouver des mécanismes qui nous assurent qu'il n'y aura pas d'augmentation des prix. Si la 'TVA anti-délocalisations' se traduisait par une augmentation des prix, alors naturellement elle n'aurait pas de sens et nous ne la mettrions pas en place". (je serais plus prudent : il est tout à fait possible que cette mesure n’ait pas de sens économiquement, mais qu’elle ait du sens politiquement, donc que le gouvernement la mette en place).
 
Quelques remarques sur les effets attendus.
 
La TVA sociale n’est pas une arme anti-délocalisations…
On nous dit que la TVA sociale va permettre de lutter contre les délocalisations. C’est politiquement astucieux, car la plupart des citoyens sont persuadés que le problème n°1 de la France, ce sont les délocalisations, et ils sont prêts à ce qu’on mette des barrières aux échanges vis-à-vis des pays pauvres (z’avaient qu’à pas être pauvres) pour lutter contre. Economiquement ça ne tient pas la route, car les écarts de coût sont tels que si une entreprise a décidé de délocaliser dans les PVD (Chine, Inde, PECO, …), ce n’est pas la variation attendue du coût du travail qui va l’en dissuader. Elle n’a pas de sens non plus, car comme expliqué à plusieurs reprises sur mon blog, le problème économique principal de la France n’est pas celui des délocalisations vers les pays en développement. Mais encore une fois, politiquemen, c'est vendeur.
 
…mais plutôt une arme anti-Europe
Eventuellement, la mesure a du sens vis-à-vis des pays de même niveau de développement avec lesquels nous échangeons (Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, …). C’est d’ailleurs ce qu’a fait l’Allemagne, avec un certain succès, mais au détriment de l’Italie et de la France, notamment. Stratégie parfaitement opportuniste, soit dit en passant (je m'étonne d'ailleurs de l'admiration béate de certains à l'égard de la politique allemande), qu’on peut bien sûr vouloir tenter, mais on s’expose forcément à des mesures de rétorsion : si, après l’Allemagne, la France s’y met, tous les autres pays risquent de suivre, avec au final un jeu perdant/perdant. Vive l’Europe…
 
Des incertitudes sur la baisse des prix…
De plus, pour que cela marche, comme le souligne Jean-François Coppé, il faut que les entreprises traduisent la baisse des cotisations en baisse des prix. Or :
i) certaines entreprises peuvent décider d’accroître leurs marges en ne modifiant pas le prix de vente. On peut toujours espérer que les entreprises "jouent le jeu", mais si elles peuvent éviter de le jouer, elles le feront, en dépit des injonctions de nos dirigeants...
ii) d’autres entreprises qui ont des processus productifs peu intensifs en main d’œuvre récupéreront peu sous formes de baisse des cotisations, elles ne pourront donc baisser que relativement peu les prix de vente
iii) d’autres entreprises encore, qui fabriquent des produits dont le contenu en importations est élevé, ne pourront que difficilement baisser leurs prix,
On aura donc des effets différenciés selon les entreprises et les secteurs, avec un effet macroéconomique incertain. Aura-t-on nécessairement inflation ? Non, si les entreprises parviennent à comprimer les salaires, mais alors on aura perte en termes de pouvoir d’achat. Oui si les salariés parviennent à négocier des augmentations de salaires pour compenser la hausse des prix, mais c'est alors l'avantage en termes de compétitivité prix qui disparaît.
 
…et sur les effets quantités
Croire que cette réforme va permettre de réduire les importations et d’augmenter les exportations est un peu rapide, également : la TVA sociale, qui est assimilable à une dévaluation, en présente les inconvénients. Notamment, les effets sur les quantités importées et exportées dépendront de la sensibilité des acheteurs aux variations de prix (ce qu’on appelle les élasticités prix de la demande d’importation et d’exportation).
Si les élasticités prix des importations sont faibles, on continuera à acheter autant de produits étrangers, simplement on les paiera plus chers (ce sera le cas pour tout un ensemble de produits, à l’évidence). Idem pour les biens qu’on exporte et qui sont peu sensibles aux prix, pas d’effet volume à attendre. Là encore, donc, effet macro-économique ambigu.
 
De plus, c'est un très mauvais signal pour les entreprises
En favorisant la compétitivité prix, on incite les entreprises à adopter certains positionnements stratégiques, et on désincite à l’engagement dans des stratégies de compétitivité hors prix. Or, le problème essentiel de la France est celui de la qualité de sa spécialisation, trop sur le premier type d’activité, pas assez sur le second.
Plus généralement, en réduisant la question de l’avantage concurrentiel des firmes à celle des différentiels de coût du travail, on occulte l’importance d’une part des gains de productivité en vue de réduire les coûts salariaux unitaires (et des moyens de les soutenir : investissement en capital physique, humain, public, réorganisation des entreprises) et d’autre part des stratégies de différenciation/innovation pour sortir de la concurrence en prix.
 
Qui va perdre ?
L’instauration d’une TVA sociale va se traduire mécaniquement par une hausse des prix, à moins qu’on ne fasse pression à la baisse sur les salaires.  Dans les deux cas, cela va peser sur le pouvoir d’achat de certaines personnes. Quelles personnes ? Avant tout les personnes à faible revenu qui consacrent l’essentiel de leur budget à la consommation de produits quotidiens qui seront taxés plus fortement. Ainsi que les personnes qui ont un faible pouvoir de négociation, et qui ne pourront pas obtenir de hausse des salaires pour compenser la hausse des prix (ou qui seront victimes de la compression des salaires), autrement dit une partie des salariés et les petits retraités.
On peut toujours se dire que les gains des uns compenseront les pertes des autres, mais ce seront plutôt des gains à court terme, susceptibles d’être annulés très rapidement (mesure similaire de nos partenaires zone euro, variation du change et/ou baisse des prix pour nos partenaires hors zone euro). Plus généralement, c’est l’économie française qui a toutes les chances d’y perdre, car l’instauration d’une TVA sociale risque de freiner l’évolution de la spécialisation de l’économie française vers des secteurs plus innovants, créateurs de plus de richesses et d’emplois et mieux à l’abri de la concurrence en coût.
 
Pour compléter, vous pouvez regarder l’avis de plusieurs économistes, sur lesquels je me suis appuyé pour rédiger ce billet (ordre alphabétique) :
 
Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter l’argumentation de Jean Arthuis, ancien ministre de l’économie et président de la commission des finances. Forcément compétent en économie, donc. Au journaliste qui l’interroge sur de possibles effets inflationnistes, il répond que les prix des produits fabriqués en France n’augmenteront pas, puisque la baisse des cotisations compensera la hausse de la TVA mais qu’en revanche les produits importés seront plus chers. Et là, asseyez-vous bien : « Mais ceux qui les font venir de l’étranger dégagent des marges telles qu’ils auront l’élégance de ne pas augmenter leurs prix de vente, concurrence oblige ». Je crois qu’il a perdu son dernier neurone, notre ancien ministre de l’économie. En tout cas, j’ajoute immédiatement une section à mon cours d’économie de l’entreprise intitulée l’élégance économique
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Dimanche 3 juin 2007

Ségolène Royal (PS) a estimé samedi que l'abaissement de la majorité pénale prévu dans le projet Dati serait "la pire des solutions", proposant à la place un renforcement des moyens de la justice des mineurs et une "sanction au premier acte de délinquance".

"Le projet de loi en préparation va remplir les prisons", a-t-elle observé, en campagne en Ile-de-France pour soutenir des candidats aux législatives.

La finaliste malheureuse de la présidentielle a préconisé de "faire en sorte qu'il y ait une baisse de la délinquance des mineurs, sans leur offrir comme seule perspective la prison à 16 ans".

"Non à la prison pour les mineurs, non à cette solution qui les fait sortir plus délinquants", a lancé la responsable, en campagne dans la 21ème circonscription de Paris aux côtés de George Pau-Langevin et de Patrick Bloche, candidat dans la 7ème limitrophe.

"Ils annoncent précipitamment des mesures sur les jeunes délinquants, mais ils ont eu cinq ans pour (les) mettre en place", a relevé la présidente de Poitou-Charentes, faisant allusion au gouvernement mis en place par Nicolas Sarkozy, président et ex-ministre de l'Intérieur. "Pendant ce temps, la délinquance des mineurs a augmenté", selon elle.

Jugeant nécessaires des "contre-propositions" au projet de réforme de la garde des Sceaux Rachida Dati, elle a suggéré de "mettre les parents devant leurs responsabilités, régler les problèmes de logement, gagner la bataille de l'emploi pour les jeunes".

Les mineurs délinquants sont tous "en situation d'échec scolaire. La première obligation de la République, c'est de faire réussir les enfants à l'école", a dit Mme Royal.

A ce propos, elle a demandé que "le soutien scolaire individualisé gratuit que Nicolas Sarkozy a repris dans (son) pacte présidentiel" à elle soit "mis en place dès la prochaine rentrée scolaire".

"Si on abaisse la majorité pénale comme le propose Rachida Dati, la seule solution sera la prison pour les mineurs, c'est-à-dire la pire des solutions", selon Mme Royal, qui demande "une réponse dès le premier acte de transgression": "Réparation, travail d'intérêt général et aussi éventuellement encadrement militaire".

Mme Royal a préconisé de "rendre leurs moyens à l'école et à la justice des mineurs, qui est dans une situation de misère incroyable".

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Dimanche 3 juin 2007


Lundi 4 juin à Carpentras, salle polyvalente, réunion publique de Nadine Peris et Max Raspail.

Nadine Peris, candidate à la députation et Max Raspail, son suppléant, sont les candidats PS / PRG de la 3è circonscription. Scrutin les 10 et 17 juin.

Claude haut, président du Conseil général de Vaucluse et Pierre Moscovici, Vice-président du Parlement européen et député européen, seront les invités des candidats.

Entrée libre, ouverte à toutes et tous. Questions, réactions, ils vous ouvrent grande la porte de l’avenir.

Les députés votent les lois ; sans opposition, nous n’aurons plus le droit de nous plaindre. 
Sans opposition, pas d’amendement, pas de contestation.
Tout est possible, le pire, si nous ne réagissons pas, et le moins pire si nous réagissons.

Alors venez nombreux à la grande Salle polyvalente de Carpentras, 
ce lundi 4juin 2007, à 18H30. 
A demain, amenez vos ami (es), vos ami (s), 
vos voisines, vos voisins, vos copines, vos copains, 
toutes et tous,Nous comptons sur votre motivation, 

Amitiés, Alain


 

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