
Il n’y avait donc pas que les centrales nucléaires, ni les vacheries envers nos partenaires européens... Selon Le Figaro de ce jour :
L’homme, qui affirme que la Libye s’apprête à conclure un accord avec la France concernant notamment la livraison de missiles antichar, livre sa version des coulisses de la libération des infirmières bulgares.
Une semaine après la libération des infirmières bulgares, Saïf el-Islam Kadhafi voulait « clarifier certains points ». Pour ce faire, le fils du numéro un libyen a sollicité une interview auprès du quotidien Le Monde, au cours de laquelle il assure que Paris et Tripoli vont conclure des accords d’armement et de défense.
« L’accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr, explique-t-il. Puis, nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d’euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d’armes, pour l’entretien et la production d’équipements militaires ».Visiblement réjouit, il ajoute : « Vous savez que c’est le premier accord de fournitures d’armes par un pays occidental à la Libye ?" depuis la levée de l’embargo, en 2004.
Preuve, selon lui, des bonnes relations entre la France et la Libye, "des représentants de Thalès et de Sagem sont en Libye en ce moment même". « Le colonel Kadhafi pourrait même se rendre en France pour signer les contrats en question », écrit Le Monde, qui cite Saïf el-Islam Kadhafi.
Lockerbie : l’agent libyen bientôt extradé ?
Au cours de l’entretien, le fils du colonel Khadafi livre également sa version des coulisses de la libération des infirmières bulgares. Alors que Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères, a réaffirmé mardi qu’il n’y avait « pas eu de contreparties financières » versées par Paris à Tripoli lors de la libération des infirmières bulgares, Saïf el-Islam Kadhafi dit, lui, que « les Français ont arrangé le coup ». « Les Français ont trouvé l’argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l’ont trouvé », ajoute-t-il.
D’après lui, ’"aucun argent libyen" n’a été versé aux familles des enfants libyens victimes du sida. Pourtant, le 17 juillet, 461 millions de dollars ont bel et bien été versés aux familles des enfants libyens. Une avance consentie par la Libye qui devait être ensuite remboursée par « des contributions gouvernementales ou non gouvernementales » émanant de pays, d’organisations ou d’entreprises, avait assuré la commissaire européenne aux Affaires extérieures, Benita Ferrero-Waldner, la semaine dernière.
Par ailleurs, Le Monde affirme qu’il existe un autre élément que « les officiels français et européens ont préféré passer sous silence dans leurs descriptions publiques des tractations avec Tripoli » : le dossier judiciaire relatif à l’attentat de Lockerbie, qui avait fait 270 morts en 1988, pour lequel un ancien agent libyen, Abdel Basset Ali al-Megrahi, est emprisonné en Grande-Bretagne. Le fils du colonel Khadafi pense que cet agent va prochainement retourner dans son pays. "Nous allons bientôt avoir un accord d’extradition avec le Royaume-Uni. Nos gens étaient à Londres il y a un mois environ", pour en discuter, dit-il. L’évolution de ce dossier a-t-elle pu jouer un rôle dans la libération des infirmières bulgares ? « Oui », répond le fils du numéro un lybien.
Voir en ligne : Le Figaro
La visite d’Etat de Nicolas Sarkozy au Sénégal, le 26 juillet, n’a pas laissé les Sénégalais indifférents. La leçon inaugurale de l’hôte de l’Elysée à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar en a choqué plus d’un. Estimant que Nicolas Sarkozy "fait la leçon aux Africains" en les tenant pour responsables de leurs malheurs, le quotidien Wal Fadjri n’y va pas de main morte pour répondre à celui qu’il a baptisé "Nico la gaffe".
Pour Wal Fadjri, Nico la gaffe, magistral devant une assemblée respectueuse, a parlé et n’a convaincu personne avec son discours. Le quotidien ne se gêne pas de le tourner en dérision : "Merci Nico la gaffe, désormais nous savons qui nous sommes et nous transmettrons la leçon aux autres ’nègres’ du coin et à ceux de la brousse. Nous te promettons de ne plus chercher à nous rendre en France, nous te promettons de ne plus parler de la colonisation, de la néocolonisation, de l’impérialisme, du nouvel ordre économique mondial, de l’Organisation mondiale du commerce, de la surveillance de nos côtes, du rapatriement de nos enfants, de ceux qui meurent en mer, de ceux qui sont bastonnés, violés et emprisonnés par tes flics. Nous te promettons de ne plus parler de l’argent des peuples africains que tu planques. Nous serons adeptes dociles de l’Eurafrique, cette balance déséquilibrée, vous en haut, nous en bas."
A l’endroit de celui qui met en avant le concept d’immigration choisie, le quotidien sénégalais constate qu’il "garde les ‘rama’ [les cerveaux] et renvoie les ’fatou’ et les ’modou’ [les Africains de base]. Et encore, la France n’est plus si intéressante que ça, note Wal Fadjri : "Tu n’as pas besoin de t’inquiéter pour la présence d’étrangers en France. Vois les statistiques, la France n’est plus une destination pour l’Afrique. Ni pour les études, ni pour les emplois. La France, dans moins de dix ans, n’intéressera même pas les Français. Tous les Sénégalais de France iront visiter d’autres cieux ou reviendront chez nous. Les Sénégalais du Sénégal qui, aujourd’hui, parlent plus anglais, espagnol, italien ou portugais que français, ne survoleront même pas votre pays."
Le quotidien sénégalais termine son réquisitoire sur une leçon. "Nico la gaffe, je vais te confier quelque chose : quand, pendant les vacances, un Sénégalais dit qu’il vient de France, on sait d’office qu’il a besoin d’aide. S’il vient des Etats-Unis, d’Italie ou d’Espagne, on sait qu’il peut aider sa famille, son village, le Sénégal. Alors, Sarko l’immigré, pourquoi vas-tu si vite ? Nous préférons nous rendre en Hongrie plutôt qu’en France."
Vu sur courrierinternational.com
L’empire romain, pendant des siècles, a maintenu l’ordre social en garantissant au peuple de Rome « du pain et des jeux », le fameux Panem cirquensesque... Méthode habile : un peuple qui mange à sa faim et ne s’ennuie pas laisse volontiers les César s’entre-étriper tranquillement.
Avec Nicolas Sarozy, on a un peu tardé à s’en aperçevoir, la stratégie est encore plus subtile. c’est « des jeux et des jeux »... Du pain, on en donne peu, on en prend même à certains. Des brioches, on en donne, à ceux qui ont déjà du caviar. Mais des jeux, alors, là ! C’est la grande classe.
Ca n’arrête pas. le Fouquet’s, Rachida, Bolloré et son Yacht, Sarkozy fait du jogging, Sarkozy jette Villepin en prison (bientôt), Sarkozy fait du vélo, Cécilia libère des infirmières bulgares, Sarkozy vend du nucléaire à Kahdafi, Sarkozy sauve l’Europe, rétrécit l’Europe, sauve EADS, sacrifie Lagardère, monnaye le sacrifice de Lagardère. Sarkozy fait l’ouverture, Sarkozy défend Rachida, Sarkozy écoute Rama. il n’écoute plus Rama... Quelle importance finalement ?
La gauche proteste timidement, ou fermement, s’exaspère, tombe dans les panneaux, ou au contraire tient bon sur des valeurs fondamentales. La gauche constate que personne ne l’écoute, elle part en vacances... Quelle importance ?
Eh bien elle a bien raison de ne pas s’obstiner sur ce terrain, et bien tort de partir en vacances. Parce que tout cela, ce n’est que su spectacle. Un grand spectacle produit pour nos beaux yeux par le premier Président People de l’histoire de France. Certes, Louis XIV avant Sarkozy avait compris le lien intime qui existe entre spectacle et pouvoir, et avait su épuiser les forces de la noblesse dans un jeu de spectacle permanent et dans un infini esprit de cour. Mais Louis XIV, le pauvre, ne voulait dominer que les quelques milliers de personnes d’une noblesse agitée. Sarkozy, lui, espère entraîner, et épuiser, 60 millions de Français, c’est une autre affaire !
Et pour cela, il a pour lui une maîtrise parfaite des ressorts de la société du spectacle. les règles en sont simples :
« qu’on nous loue ou qu’on nous blâme, c’est toujours de la réclame ». Ca c’était De Gaulle.
Mais ça reste vrai. Dans l’affaire du Yacht Bolloré, par exemple, affaire à propos de laquelle Daniel
Schneiderman avait commençé à sentir le piège, il ne joue peut-être pas le beau rôle, le Sarkozy. Qu’à cela ne tienne, l’important est de tenir le premier rôle, ce qu’il fait
indéniablement.
l’espace médiatique ne sait traiter qu’une affaire à la fois. L’écran de fumée, en l’occurance, n’est pas
seulement un voile de dissimulation. C’est surtout une mauvaise herbe qui, insensiblement, prend la place de la bonne et ne lui laisse ni l’espace ni la lumière nécessaires à sa prospérité. Une
info people empêchera une info importante de passer à l’antenne ;
l’info la plus croustillante prendra toujours la première place. Plus c’est futile, étonnant, incongru,
plus ça passera. Entre une frasque de Cécilia et une disposition technique de la loi fiscale, qui hésite une seconde. Les conversations de café du Commerce et les titres du journal télévisé
choisiront toujours la première.
Et pendant ce temps là, le gouvernement travaille. Des peines plancher qui vont augmenter de 50 000 personne une population carcérale qui suffit aujourd’hui à remplir les prisons à 180 %, la baisse des droits de successions pour 5 % des Français, 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, franchise médicale pour tout le monde, et on en oublie déjà.
Des jeux et des jeux. On comprend pourquoi.
Il ne faut pas parler de ces provocations. Il ne faut pas commenter la dernière toilette de cécilia. il ne faut pas chercher où M. Sarkozy passe ses vacances. La victoire de Sarkozy, c’est la peopolisation absolue de la politique. Sur ce terrain là, il sera toujours vainqueur. Sa défaite, c’est la politique. ce sont ses nomminations, ses projets de lois, ses arbitrages qu’il faut découvrir, derrière le voile de fumée, et combattre.
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