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Jeudi 2 août 2007



La gouvernance Sarkozy : du jeu et des jeux


L’empire romain, pendant des siècles, a maintenu l’ordre social en garantissant au peuple de Rome « du pain et des jeux », le fameux Panem cirquensesque... Méthode habile : un peuple qui mange à sa faim et ne s’ennuie pas laisse volontiers les César s’entre-étriper tranquillement.

Avec Nicolas Sarozy, on a un peu tardé à s’en aperçevoir, la stratégie est encore plus subtile. c’est « des jeux et des jeux »... Du pain, on en donne peu, on en prend même à certains. Des brioches, on en donne, à ceux qui ont déjà du caviar. Mais des jeux, alors, là ! C’est la grande classe.

Ca n’arrête pas. le Fouquet’s, Rachida, Bolloré et son Yacht, Sarkozy fait du jogging, Sarkozy jette Villepin en prison (bientôt), Sarkozy fait du vélo, Cécilia libère des infirmières bulgares, Sarkozy vend du nucléaire à Kahdafi, Sarkozy sauve l’Europe, rétrécit l’Europe, sauve EADS, sacrifie Lagardère, monnaye le sacrifice de Lagardère. Sarkozy fait l’ouverture, Sarkozy défend Rachida, Sarkozy écoute Rama. il n’écoute plus Rama... Quelle importance finalement ?

La gauche proteste timidement, ou fermement, s’exaspère, tombe dans les panneaux, ou au contraire tient bon sur des valeurs fondamentales. La gauche constate que personne ne l’écoute, elle part en vacances... Quelle importance ?

Eh bien elle a bien raison de ne pas s’obstiner sur ce terrain, et bien tort de partir en vacances. Parce que tout cela, ce n’est que su spectacle. Un grand spectacle produit pour nos beaux yeux par le premier Président People de l’histoire de France. Certes, Louis XIV avant Sarkozy avait compris le lien intime qui existe entre spectacle et pouvoir, et avait su épuiser les forces de la noblesse dans un jeu de spectacle permanent et dans un infini esprit de cour. Mais Louis XIV, le pauvre, ne voulait dominer que les quelques milliers de personnes d’une noblesse agitée. Sarkozy, lui, espère entraîner, et épuiser, 60 millions de Français, c’est une autre affaire !

Et pour cela, il a pour lui une maîtrise parfaite des ressorts de la société du spectacle. les règles en sont simples :
- « qu’on nous loue ou qu’on nous blâme, c’est toujours de la réclame ». Ca c’était De Gaulle. Mais ça reste vrai. Dans l’affaire du Yacht Bolloré, par exemple, affaire à propos de laquelle Daniel Schneiderman avait commençé à sentir le piège, il ne joue peut-être pas le beau rôle, le Sarkozy. Qu’à cela ne tienne, l’important est de tenir le premier rôle, ce qu’il fait indéniablement.
- l’espace médiatique ne sait traiter qu’une affaire à la fois. L’écran de fumée, en l’occurance, n’est pas seulement un voile de dissimulation. C’est surtout une mauvaise herbe qui, insensiblement, prend la place de la bonne et ne lui laisse ni l’espace ni la lumière nécessaires à sa prospérité. Une info people empêchera une info importante de passer à l’antenne ;
- l’info la plus croustillante prendra toujours la première place. Plus c’est futile, étonnant, incongru, plus ça passera. Entre une frasque de Cécilia et une disposition technique de la loi fiscale, qui hésite une seconde. Les conversations de café du Commerce et les titres du journal télévisé choisiront toujours la première.

Et pendant ce temps là, le gouvernement travaille. Des peines plancher qui vont augmenter de 50 000 personne une population carcérale qui suffit aujourd’hui à remplir les prisons à 180 %, la baisse des droits de successions pour 5 % des Français, 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, franchise médicale pour tout le monde, et on en oublie déjà.

Des jeux et des jeux. On comprend pourquoi.

Il ne faut pas parler de ces provocations. Il ne faut pas commenter la dernière toilette de cécilia. il ne faut pas chercher où M. Sarkozy passe ses vacances. La victoire de Sarkozy, c’est la peopolisation absolue de la politique. Sur ce terrain là, il sera toujours vainqueur. Sa défaite, c’est la politique. ce sont ses nomminations, ses projets de lois, ses arbitrages qu’il faut découvrir, derrière le voile de fumée, et combattre.

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Mardi 31 juillet 2007

... Avec Nicolas Sarkozy et le colonel Kadhafi ...



«Kouchner était très mal à l'aise et confus sur la libération des infirmières bulgares»

François Loncle, député PS, commente la prestation, ce mardi matin, du patron du Quai d'Orsay devant la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Par Arnaud Vaulerin
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Bernard Kouchner a été entendu ce matin par les députés de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Pendant plus d’une heure, le ministre des affaires étrangères a répondu aux questions de l’opposition et de la majorité. François Loncle, député PS de l’Eure, tire les enseignements de cette audition.

Quelle impression vous a fait le ministre des Affaires étrangères entendu mardi matin par les députés sur la libération des infirmières bulgares?
Il était extrêmement mal à l’aise et confus car, évidemment, il est resté à l’écart d’une grande parti du processus de libération de l’équipe médicale. Je l’ai trouvé papillonnant, passant du coq à l’âne, avec un compte rendu décousu. D’ailleurs, à un moment donné il a même employé le terme d’otage avant de se raviser. Il s’est sans doute rendu compte que c’était délicat d’utiliser ce terme. En fait, il aurait dû être la plaque tournante de cette affaire mais le processus de libération a été largement entamé par la Commission européenne dont il a enfin reconnu le mérite. Après la France s’est greffé au processus de négociation. Et elle l’a fait de manière spectaculaire avec la méthode de Sarkozy qui consiste à s’en occuper personnellement par l’intermédiaire de Claude Guéant (secrétaire général de l’Elysée, ndlr) qui était dans cette affaire le seul vrai pilote.

Avez-vous eu des précisions de sa part sur les contreparties que la France auraient éventuellement versé?
Il a simplement tenu à dire que le problème de l’eau était important en Libye et que, techniquement, il n’y avait aucune raison pour ne pas dessaler l’eau de mer avec des techniques nucléaires. Puis, il nous a distribué le mémorandum sur l’utilisation du nucléaire qui est d’un vague absolu.

Avez-vous eu plus de précision sur les contreparties financières?
Il nous a affirmé que la France n’avait versé aucune contrepartie financière. Il a insisté sur le rôle joué par le Qatar en disant d’ailleurs qu’il n’avait pas pensé à ce pays comme médiateur possible dans cette crise. Et pourtant, comme lui a fait remarquer François Hollande, le rôle du Qatar avait été évoqué par les deux principaux candidats pendant la campagne présidentielle.

Quelle question lui avez-vous posées ?
Je lui ai demandé s’il allait montrer la même détermination sur l’affaire Bernard Borrel (magistrat retrouvé mort à Djibouti en 1995) pour aider à la réhabilitation du juge et l’élucidation de son assassinat. Il était un peu agressif et agacé et il a refusé de me répondre. C’est la première fois en dix ans qu’un ministre refuse de me répondre à la commission des affaires étrangères. Il a prétexté qu’il s’agissait d’une affaire judiciaire. Mais il avait qualifié lui-même l’histoire des infirmière bulgares d’affaire politico-judiciaire. Il me semble pourtant qu’il y a une dimension politique dans l’affaire Borrel avec l’implication du président de Djibouti.

Quelle impression vous laisse Bernard Kouchner depuis qu’il est arrivé au Quai d’Orsay?
Il est encore un peu tôt pour émettre un jugement définitif mais je crains, hélas, qu’il doive avaler un certain nombre de couleuvres. Mais il le fera sans grande vergogne car il est aux anges d’être installé là où il est. Dans son passé, il s’est longuement élevé contre la realpolitik, mais aujourd’hui, non seulement il l’a supporté, mais en plus il se moule dans le cynisme politique.

Attendez-vous plus de résultat sur le dossier du Darfour et du Liban?
Le Darfour, c’est essentiellement les Nations Unies qui pilotent ce dossier. S’agissant du Liban, il a abordé ce travail avec une méthode prudente qui mérite qu’on l’encourage.

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Mardi 31 juillet 2007

Chers toutes, chers tous,


Le président Nicolas Sarkozy continue son programme, le programme que 53 % des français ont approuvé, c'est donc légitime qu'il soit mis en place ! Les pauvres vont payer et les riches continueront à gagner plus sur le dos des pauvres qui vont travailler plus pour gagner plus mais qui gagneront forcément moins au bout du compte ! On se croirait au temps de la féodalité mais le système est plus pervers ! 

A chaque fois qu'il sera mis en place une action gouvernementale, 

il faudra se poser la question : "à qui celà profite ?"  

Songeons - y !  Et,
n'oublions pas : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE !

Amitiés, Alain



Sarkozy joue la franchise 
Le président de la République a annoncé, mardi à Dax, la mise en place d'une franchise des dépenses de santé «ne dépassant pas 50 euros par an».
Par Liberation.fr avec AFP
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C'était une de ses promesses présidentielles. Nicolas Sarkozy a annoncé mardi, lors de la visite d’un hôpital à Dax, la mise en place d’une franchise des dépenses de santé.

 
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Accompagné par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot et par la secrétaire d’Etat à la Solidarité Valérie Létard, il l’a indiqué lors d’une table ronde avec des professionnels de la santé, sans préciser de date pour la mise en œuvre de cette mesure. Cette franchise sera de 50 centimes par boîte de médicaments, de 50 centimes par acte paramédical et de deux euros sur les transports sanitaires. Son plafond annuel «ne dépassera pas 50 euros» selon le Président.

Sarkozy a précisé que les personnes «les plus modestes seront dispensées, ainsi que les enfants et les femmes enceintes». II a également souhaité que «cette franchise puisse être prise en charge par les assurances complémentaires santé.» Cette mesure devra permettre de financer la lutte contre le cancer et contre la maladie d’Alzheimer ainsi que les soins palliatifs, désignés le 20 juin comme «chantiers présidentiels» par le Président Sarkozy.



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Lundi 9 juillet 2007

Alerte à la «société de surveillance»
Au moment où le gouvernement songe à multiplier les caméras pour lutter contre le terrorisme, dans son rapport annuel la CNIL s'inquiète des menaces qui pèsent sur «la protection des données et nos libertés».
Par Liberation.fr avec AFP
LIBERATION.FR : lundi 9 juillet 2007
 
«L'innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers. Les individus sont tentés par le confort qu'elle procure, mais ils sont peu conscients des risques qu'elle comporte. Ils ne se préoccupent guère de la surveillance de leurs déplacements, de l'analyse de leurs comportements, de leurs relations, de leurs goûts». Cette mise en garde constitue l'un des principaux points du rapport annuel de Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), publié lundi. Au moment où le gouvernement songe à multiplier les caméras pour lutter contre le terrorisme, son président, Alex Türk lance donc «une alerte à la société de surveillance» qui menace «la protection des données et nos libertés».
 
     
     
 
Face à la vague de législation anti-terroriste, il appartient à la Cnil «d'éviter les pièges, dénoncer les illusions et combattre les mythes», pense Alex Türk, qui estime qu'il faut «provoquer une prise de conscience collective». Ainsi, en 2005, la Cnil avait enregistré 300 déclarations de mise en place de systèmes de videosurveillance. En 2006, il y en a eu 880, souligne le rapport. Et les techniques ne cessent de se perfectionner, par l'internet ou wi-fi, proposant le son, voire le comptage des clients entrant et sortant des magasins ou la détection de colis abandonnés.


Autre source de préoccupation, les demandes d'autorisation à la Cnil pour des dispositifs biométriques «ont été multipliées par dix en un an», relève le rapport. Du coup, la Cnil a adopté en avril 2006 des procédures simplifiées d'autorisation dans trois cas: l'accès aux restaurants scolaires par reconnaissance du contour de la main, et l'accès aux lieux de travail par la même méthode ou grâce à l'empreinte digitale, enregistrée sur un support individuel. La Commission note aussi de nouvelles utilisations de la biométrie, comme les cartes de fidélité, sur empreinte digitale, adoptées par des casinos, qui sont soumis depuis novembre 2006 à l'obligation de contrôler leurs accès. Au total, l'an dernier, la Cnil a autorisé 52 dispositifs, en a refusé 5 et a enregistré 299 engagements de conformité.

Autre secteur en plein développement : la géolocalisation des véhicules de salariés. A tel point que la Cnil a adopté en 2006 une recommandation pour en restreindre l'usage aux cas où elle est nécessaire à la sûreté de l'employé, de la marchandise ou du véhicule, ou lorsqu'elle est le seul moyen de suivre les prestations, la facturation ou le temps de travail. Pas question d'espionner hors des heures de travail ou de contrôler la vitesse, dit la Cnil qui demande une «information préalable de l'employé»

D'autres recommandations ne tarderont pas car la Cnil «n'ignore pas que la géolocalisation des employés eux-mêmes, par le truchement de leur téléphone portable ou de tout autre technologie, est également possible». Alex Türk voit pointer un autre danger: «la technologie tend à devenir invisible». D'abord «parce que de plus en plus de traitements de données sont réalisés à l'insu des personnes et permettent de tracer leur déplacements physiques dans les transports en commun, leurs consultations sur internet, leurs communications téléphoniques». Ensuite, parce qu'avec les nanotechnologies, à l'échelle du milliardième de mètre, «il sera bientôt impossible de distinguer à l'œil nu si une technologie informatique est présente dans un objet», au risque de voir les instances de contrôle comme la Cnil «contournées, submergées» par cette nouvelle vague maniaturisée.
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Lundi 9 juillet 2007


Bonne lecture, amitiés, Alain



PARIS, 8 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal publiera à la rentrée "l'autocritique" de sa campagne présidentielle et pense toujours pouvoir un jour accéder à la présidence de la République, a-t-elle déclaré dans une interview diffusée dimanche par TF1.
"Je la ferai à la rentée (cette autocritique). Je l'écris actuellement, je la publierai dans toutes ses dimensions, dans toutes ces facettes", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'Elysée dans l'émission "Sept à huit".
Elle a affirmé n'avoir pas voulu se livrer immédiatement à une analyse de sa défaite en raison des "attaques" qu'elle estime avoir subies, notamment de son propre camp, après l'élection. "Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc comme ils ont fait déjà cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique..."
Elle a toutefois reconnu "une improvisation dans l'organisation" de sa campagne, tout en estimant une fois de plus que les attaques venues de son propre camp avaient constitué "le principal point de faiblesse".
Elle a assuré qu'au soir du premier tour, distancée de près de 6 points par Nicolas Sarkozy (31,18% contre 25,87%) elle espérait quand même une victoire. "Je pensais que je devais, que je pouvais gagner. Mais c'est vrai que l'écart était rude", a-t-elle dit, relevant notamment pour expliquer son retard "la façon dont Nicolas Sarkozy avait réussi à capter les voix d'extrême droite dès le premier tour".
Interrogée pour savoir si elle pensait pouvoir un jour être élue à la présidence en dépit de cet échec, elle a répondu: "Présidente: ça n'est pas impossible. Ca reste une possibilité, je le sens intimement. Je le pense. Ca veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt". "Ce qui est extraordinaire c'est que les gens ne me reprochent rien, ils me disent merci", a-t-elle assuré.
Tout en reconnaissant sa "très lourde déception" au soir de la défaite, elle assure avoir "immédiatement pensé aux millions de gens qui se mettent à pleurer" et réaffirme qu'il est de sa "responsabilité de continuer".
Elle ajoute ne pas avoir eu elle-même "les larmes aux yeux". "Moi je devais rester solide, comme une mère de famille qui tient ses enfants debout, qui doit rassurer, qui doit rester le phare, la solidité".
Interrogée sur sa rupture avec François Hollande, récemment annoncée, et le fait de savoir si l'engagement dans la vie politique contribuait à l'éloignement au sein d'un couple, elle a estimé que "pas forcément, elle peut aussi rapprocher".
"En même temps il y a des circonstances privées qui font qu'à un moment les choses ne sont plus tenables. Quand on aime et qu'on est trahi, je crois qu'il faut reprendre sa vie en main et dire à un moment c'est plus comme ça que je vois les choses, c'est plus supportable", a-t-elle dit.
so/ei

" Etre Présidente un jour ? Pas impossible " juge Ségolène Royal


PARIS (Reuters) - Ségolène Royal croit "intimement" qu'elle peut devenir un jour présidente de la République - son "objectif".

"Cela veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt. C'est mon objectif", explique-t-elle quasiment deux mois jour pour jour après son échec face à Nicolas Sarkozy.
La présidente de Poitou-Charentes, qui rechigne toujours à prononcer le mot "défaite", doit réunir ses partisans le 16 juillet pour un "débriefing" de la campagne.
Dimanche, elle a précisé qu'elle publierait à la rentrée les résultats de cette "auto-critique" à laquelle elle ne voulait pas procéder de prime abord, "du fait que les déclarations des autres ont été très violentes, presque indécentes même".
"Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc, puisqu'ils ont déjà fait cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique...", a-t-elle fait valoir.
"Je la ferai à la rentrée. Je l'écris actuellement. Je la publierai dans toutes ses dimensions, toutes ses facettes", a-t-elle promis alors que plusieurs ouvrages assassins disséquant sa campagne présidentielle, rédigés par des responsables socialistes, sont annoncés pour le mois de septembre.

"LA SUITE EST TRÈS COMPLIQUÉE"

"Il y a des traces qui m'ont marquée. C'est trop dur. Les attaques de son propre camp, ça, c'est quand même ce qui a été le plus insupportable et sans doute le point de faiblesse par rapport à l'adversaire qui avait un parti en ordre de marche", a-t-elle expliqué dimanche.
Au soir du deuxième tour de la présidentielle, alors qu'elle venait d'être battue, Ségolène Royal avait promis aux militants socialistes de les emmener "vers d'autres victoires".
"Je n'étais pas abattue parce que j'ai senti tout de suite que quelque chose s'était soulevé", a-t-elle dit.
Va-t-elle continuer le combat politique? "Bien sûr, j'ai une responsabilité" envers les militants et les électeurs. "La suite est très compliquée", a-t-elle cependant concédé.
Pendant la campagne, elle a ressenti "une ferveur, une fierté, une admiration pour une femme qui se lève, qui est courageuse, qui avance quoiqu'il arrive".
Pour autant, celle qui avait pris pour habitude de s'habiller en blanc pendant la campagne ne se sent "pas du tout le tempérament d'une madone, plutôt d'une combattante".
L'ex-compagne de François Hollande estime par ailleurs que la politique n'abime "pas forcément" la famille ou le couple. "Elle peut aussi rapprocher".
Tout en disant ne pas vouloir revenir sur sa séparation d'avec le premier secrétaire du PS, elle évoque des "circonstances privées qui font qu'à un moment, les choses ne sont plus tenables".
"Quand on aime et qu'on est trahi, il faut reprendre sa vie en mains et dire à un moment: 'ce n'est plus comme ça que je vois les choses, ce n'est plus supportable'". /LBR


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